La capitale gabonaise a abrité, du 9 au 10 mai 2018, le forum des Fonds souverains des pays membres de la Banque islamique de développement (BID). Une opportunité pour le Gabon de promouvoir son potentiel.

Le panel ayant entretenu les participants sur comment «faire fonctionner les partenariats publics-privés au Gabon» avant la clôture par Madeleine Berre (Au micro). © Gabonreview

 

Organisée par la BID et le Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), sous le thème «La recherche des voies et moyens pour stimuler et créer une prospérité partagée», la 4e édition du forum des fonds souverains des pays membres de cette institution bancaire internationale, ayant permis au Gabon de vanter les opportunités qu’il offre, s’est achevée sur une note de satisfaction générale.

Au cours de ces assises remplies d’échanges dits «fructueux» par toutes les délégations et les représentants des milieux de la finance islamique, le Gabon a présenté ses secteurs prioritaires ainsi que les projets visant l’effectivité de la relance de l’économie nationale.

Phase de signature entre le directeur du FGIS et le représentant de l’Agence de développement touristique indonésienne. © Gabonreview

«Les potentialités d’investissements de notre économie sont vastes, porteuses de croissance et de richesse notamment dans les domaines de l’industrie du bois, de l’énergie ou encore de l’agriculture où notre objectif reste de réduire la facture globale d’importation car nous continuons d’importer près de 1,5 milliard de dollars de denrées alimentaires chaque année», a déclaré Madeleine Berre en clôturant les travaux.

Pour le ministre de la Promotion des investissements privés et des partenariats public-privés, le pays a mis en place tous les outils et instruments nécessaires à la sécurisation des investissements afin de permettre aux investisseurs de demeurer dans la confiance. Facilitant les investissements et l’amélioration du cadre des affaires, ces outils reposent sur l’Agence nationale de la promotion des investissements (ANPI), un cadre juridique et fiscal prévoyant d’importants avantages sectoriels, un Haut conseil de l’Investissement, plateforme de dialogue public-privé et un cadre juridique dédié spécifiquement aux partenariats public-privés.

Outre ces éléments, Madeleine Berre a clamé l’engagement du Gabon à mener des réformes nécessaires pour accroitre la compétitivité des secteurs moteurs de l’économie. Et c’est dans ce contexte que, clôturant les travaux, le membre du gouvernement a souhaité que les échanges entretenus à l’occasion de ce forum permettent «de dynamiser les relations d’affaires entre les pays membres de la Banque islamique de développement mais aussi et surtout de dynamiser les échanges entre le gouvernement gabonais et la Banque islamique de développement notamment sur la question des PPP, outil de financement que notre pays entend utiliser pour accélérer la diversification de son économie».

Si ce forum a aussi permis d’enrichir les relations entre pays membres de la BID, elle a été l’opportunité de la signature d’un engagement entre le FGIS et l’Agence de développement touristique indonésienne. Mais plus encore, cette rencontre a permis d’intégrer dans les perspectives de développement, selon le ministre, la totalité des contraintes vitales à l’économie nationale, et de discuter de nouvelles approches permettant d’intensifier l’investissement vers des projets structurants.