En dépit d’une subvention de l’Etat estimée chaque année à 600 millions de francs, la structure d’accueil des enfants handicapés a cessé ses activités depuis deux ans. Seulement, elle n’en a pas fini avec son personnel, dont une partie réclame 26 mois de salaires impayés.

Des pensionnaires de la Fondation accompagnés d’une encadreuse, en avril 2011. © Facebook/Horizons Nouveaux

 

Créée en septembre 1996 par Edith Lucie Bongo Ondimba, la Fondation Horizons Nouveaux n’a pas survécu à la défunte première Dame. La subvention annuelle de l’Etat, estimée à 600 millions de francs, durant les premières années, avant d’être fortement revue à la baisse jusqu’à la fermeture de la structure en mai 2016, n’a pas suffi. Une partie du personnel réclame 26 mois de salaires impayés, informe L’Union, ce mardi 3 juillet.

«Nos derniers salaires, nous les avons perçus en avril 2016», a confié au quotidien l’un des anciens employés de la structure qui s’était donné pour mission d’accueillir et de scolariser les enfants handicapés, issus pour la plupart des familles défavorisées. A l’instar de ses anciens collègues, l’ancien employé ayant requis l’anonymat ignore «ce que sont devenues (leurs) cotisations à la CNSS».

Depuis, les anciens employés n’ont pas cessé de multiplier les démarches administratives en vue de rentrer en possession de leur dû. Rien n’y a fait. «Personne ne veut nous recevoir, et nous ne savons plus à quel saint nous vouer». En attendant que les autorités daignent s’intéresser à leur sort, les anciens employés disent déplorer à ce jour le décès de deux de leurs collègues, «morts faute de moyens pour pouvoir se soigner». D’autres seraient aux prises avec la justice pour des dettes contractées non réglées.