Annoncé par Ali Bongo le 31 décembre, le Fonds d’initiatives départementales (Fid) sera financé par le budget de l’Etat. Selon le ministre en charge de l’Economie, 36 milliards sont prévus dans la loi de finances 2018. «Les 12 milliards complémentaires(…) résulteront d’un réaménagement dans les lignes budgétaires existantes»

Financement du Fid. © patch.com

 

Dans une interview parue le 7 janvier dans le journal L’Union, le ministre en charge de l’Economie a apporté des précisions sur le financement du Fonds d’initiatives départementales (Fid) annoncé par Ali Bongo le 31 décembre, lors de son discours à la Nation.

Selon Régis Immongault, le Fid «est destiné au financement de projets communautaires pour améliorer les conditions de vie des populations dans chaque département (…) afin de participer de manière plus efficace au développement économique du pays, à partir des unités territoriales».

Si lors de l’annonce, les autorités déconcentrées avaient été évoquées pour la gestion des ressources de ce fonds, le ministre a indiqué que ce «projet traduit la volonté des autorités à s’inscrire dans la dynamique de la décentralisation en général et de la loi 21/2005 portant orientation de la stratégie de développement local en particulier».

Quant au financement de ce projet, Régis Immongault a rappelé que le Plan de relance de l’économie adopté par le gouvernement prévoit la création d’un fonds d’investissement provincial (Fip). «Le Fid vient remplacer ce dernier qui a bénéficié d’une inscription au titre de l’exerce budgétaire dans la loi de finances 2018 de 18 milliards de francs CFA, soit un total de 36 milliards de francs CFA».

Selon Régis Immongault, «ce niveau de ressources devrait permettre un démarrage rapide du Fid sur le début de l’année 2018. Les 12 milliards complémentaires nécessaires résulteront d’un réaménagement dans les lignes budgétaires existantes».

Un exercice pour lequel Régis Immongault affirme être prêt, y compris ses collègues de l’Intérieur et du Budget.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga