Si les organisateurs ont revendiqué un taux de fréquentation plutôt appréciable pendant les deux premières journées, la clôture du 13e Festival Gabao n’a pas été la hauteur des attentes.

Le rappeur Béninois Fanicko, sur scène le 31 octobre 2015 à Libreville. © Gabonreview

Le rappeur Béninois Fanicko, sur scène le 31 octobre 2015 à Libreville. © Gabonreview

 

Contrairement à la soirée du 29 octobre au cours de laquelle s’est tenu le concert live de Nicole Amogho, Vyckoss Ekondo, Landry Ifouta et le jeune pianiste Morin, la soirée du 31 octobre dernier, dans les jardins de l’Institut français du Gabon (IFG), n’a pas été une totale réussite. Pourtant, de la dizaine d’artistes annoncés, tous ont honoré leur promesses, et d’autres, notamment Franck Ba’ponga, ont réservé une belle surprise au public, en partageant la scène avec des invités tels que le rappeur Nix.

Scènes du spectacle du 31 octobre 2015, avec Nix du Sénégal (haut) et Professeur T. © Gabonreview

Scènes du spectacle du 31 octobre 2015, avec Nix du Sénégal (haut) et Professeur T. © Gabonreview

Si Jules Kamdem a assuré que la 13e édition du Festival Gabao a été une «riche en enseignements», il explique le relatif échec de la clôture par «la pluie, la politique tarifaire et le fait que le festival ait été décalé d’un mois, qui a fait qu’il a été organisé en début d’année scolaire». N’empêche, Professeur T, Nelyo, NG Bling, Désirée du Gabon, Fanicko (Bénin), Nero-X (Ghana) et bien d’autres, ont permis au public de profiter de leurs meilleures productions et de quelques inédits.

Disant avoir mis un point d’honneur dans la prise en compte de la culture gabonaise, Jules Kamdem s’est réjoui de ce que «l’espace marchand (ait) connu un succès retentissant», en dépit du peu de fréquentation lors du concert final. «La 13e édition du festival a notamment permis à de nombreux acteurs culturels d’exposer, de promouvoir leur savoir-faire et de vendre leurs produits. Ça a été le cas pour Les studios Montparnasse et la marque de vêtement Gabao 1472, deux structures tenues par de jeunes gabonais», a-t-il affirmé, non sans se féliciter de l’attrait suscité par les conférences sur l’optimisation des valeurs, animées par de jeunes entrepreneurs venus de France et du continent.

Pour les organisateurs, il s’agit de tirer les leçons et d’œuvrer à faire mieux. Dans leurs projets, les dirigeants d’Afrik’Aktion entendent mettre le cap sur Rabat au Maroc dans quelques jours pour un nouveau partenariat. «Nous espérons améliorer notre collaboration avec le ministère de la Culture, des Arts et de l’Education civique, tout en trouvant davantage de partenaires au niveau national afin de pérenniser ce projet que nous percevons comme une moyen idéal de promouvoir la culture gabonaise», a fait savoir le manager du Festival Gabao.