La cinéaste gabonaise Pauline Mvélé a obtenu le 2 mars 2017, au Fespaco 2017, le premier prix documentaire pour son projet en développement «Le nganga blanc».

Pauline Mvélé. © D.R.

 

Seule œuvre gabonaise dans la course de la deuxième édition du concours panafricain «le marathon du pitch» (Résumé), en français, sur 82 candidatures, «le Nganga blanc» de Pauline Mvélé a su séduire le jury composé de producteurs, diffuseurs, distributeurs et journalistes.

«Le nganga blanc» est un projet documentaire conçu autour de la vie et le parcours d’Hugues Obiang Poitevin. C’est un français qui s’est lancé, depuis près de quarante ans, dans le tourisme d’initiation, après son initiation au Bwiti, un culte traditionnel qui se fonde sur le bois sacré, l’iboga. «Je vais d’une interrogation du comment un européen peut être aussi imprégné d’une culture qui n’est pas la sienne, au point de devenir maître dans cette culture. J’irai donc à sa rencontre, je vais le suivre dans son temple pour savoir comment et pourquoi il est arrivé au Gabon, comment a germé l’idée de se faire initier», a expliqué Pauline Mvélé.

Photo de famille des lauréats du concours de pitch 2017. © D.R.

Inscrite dans la catégorie documentaire avec 17 projets concurrents, la cinéaste a su défendre ses idées lors de la séance éliminatoire au centre international de conférences de Ouaga 2000, pour s’offrir une finale au cours de laquelle, elle a offert aux membres du jury une présentation plus affinée de son projet en 6 minutes, donnant une meilleure idée du projet.

Ce marathon est ouvert aux auteurs, réalisateurs ou producteurs présents au Fespaco. Il est basé sur la présentation de vingt à trente projets en développement (cinéma ou télévision). Il comporte trois catégories : films de fiction, films documentaires et séries télévisées.

«C’est un prix OIF qui m’a permis d’avoir un producteur, on pitch devant une centaine de personne. Je suis satisfaite de ma participation au Fespaco en tant que réalisatrice car, toute personne qui travaille dans le cinéma, qu’elle ait un film ou pas devrait chercher à participer au Fespaco. C’est une belle et grande plateforme pour se faire connaître et faire connaître son travail», a-assuré la cinéaste.