Excédée par les piètres prestations des sélections nationales sur la scène internationale, la ministre des Sports a conditionné la participation des équipes nationales aux joutes sportives internationales, par une préparation locale en bonne et due forme.

Le ministre des Sports, Nicole Assélé. © Gabonreview

 

La décision fera certainement jaser, mais elle a eu le mérite d’être prise. En effet, la ministre des Sports vient de signifier aux présidents de fédérations sportives nationales qu’elle suspend, jusqu’à nouvel ordre, la participation aux compétitions africaines et internationales des sélections nationales non préparées.

Ainsi, ne prendront part à ces compétitions, «uniquement les fédérations justifiant de l’organisation régulière de championnats et autres compétitions domestiques, qui servent de base objective à la constitution des équipes nationales», peut-on lire dans la correspondance adressée aux présidents de fédérations sportives nationales, avec copie au président du Comité national olympique (CNO).

Cette mesure s’inscrit dans la démarche de Nicole Assélé depuis son arrivée à la tête du département ministériel des sports, en octobre 2016. Depuis sa nomination, en effet, le ministre des Sports a multiplié des sommations et mises en demeure à l’endroit des responsables fédéraux, notamment ceux qui privilégient des sorties hors du pays avec des équipes nationales souvent montées à la hâte, sans compétition dans les jambes.

De sources concordantes, la participation chaotique de la sélection gabonaise à la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans (Can U-17), aurait été la goutte d’eau ayant fait déborder le vase.

«Désormais, il ne sera plus question pour les sélections gabonaises de se limiter à de la simple figuration, mais s’engager sur le plan international pour ramener des titres», a estimé la ministre des Sports. Reste à savoir comment vont s’organiser les fédérations qui, pour beaucoup, disent être freinées dans leur élan par les retards de versement des subventions. Certaines fédérations estiment, par ailleurs, que les montants versés ne permettent pas toujours de tenir la route sur un exercice. Va savoir si, en amont, ces deux équations ont été résolues par la tutelle.