A la faveur d’un déjeuner organisé en leur honneur, vendredi 20 octobre, le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics a exhorté maires et chefs de quartiers de la capitale économique à cultiver l’union face à la crise.

Jean-Fidèle Otandault recevant les chefs de quartiers de Port-Gentil, le 20 octobre 2017. © Gabonreview

 

Plus que jamais, et particulièrement face à la crise qui sévit depuis ces dernières années, dont Port-Gentil est parmi les principales victimes, les populations gagneraient à cultiver les valeurs d’union et de solidarité. C’est, en tout cas, l’une des solutions préconisées par Jean-Fidèle Otandault, pour que la capitale économique du Gabon retrouve sa vitalité et reprenne le chemin de son développement.

Moments du déjeuner offert aux maires et chefs de quartiers de Port-Gentil. © Gabonreview

Face au maire de la commune de Port-Gentil, ceux des arrondissements et les chefs de quartiers en l’honneur desquels il a organisé un déjeuner, vendredi 20 octobre, le ministre s’est voulu rassembleur et porteur de conseils. «Nous avons longtemps été divisés, mais cette division ne nous a amenés nulle part. Pendant que nous nous tapions les uns sur les autres, d’autres se sont développés au détriment de l’Ogooué-Maritime. Alors je souhaite que nous soyons désormais unis», a-t-il exhorté, tout en expliquant qu’avec Pascal Houangni Ambourouet, l’actuel ministre du Pétrole, «le président de la République a clairement exprimé sa confiance vis-à-vis des natifs de la ville». Une preuve, a prétendu le membre du gouvernement, qu’Ali Bongo soutient les efforts consentis par les populations de la province.

Pour Jean-Fidèle Otandault qui est revenu quelques minutes sur son histoire personnelle, pour montrer son attachement à sa ville natale, «c’est uniquement dans l’union qu’il possible de construire l’Ogooué-Maritime». «Ça ne sert à rien de casser ni de brûler. Nous l’avons fait. Et après qu’est-il arrivé ? Personne n’est venu reconstruire ce que nous avons cassé ou brûlé à notre place. Nous n’avons besoin que d’union pour bâtir notre pays et notre province. Ce n’est que cela que nous allons léguer à nos enfants», s’est-il adressé à la chefferie locale qui, en retour, n’a pas manqué l’occasion de lui faire part de deux principales doléances : la hausse de 75 000 francs à 150 000 francs versés aux chefs de quartiers, et la conception des badges d’identification pour chacun d’eux.