L’Observatoire de la promotion du développement durable des produits et des services des industries du Gabon (Oddig) va bénéficier d’un financement de plus de 800 millions de francs CFA, conformément aux termes d’une convention signée ce 17 mars à Libreville.

Poignée de main symbolique entre Régis Immongault et Ali Lamine Zeine, devant Nicaise Moulombi, le 17 mars 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Introduite en 2013 auprès de la Banque africaine de développement (Bad), la demande de financements de l’Observatoire de la promotion du développement durable des produits et des services des industries du Gabon (Oddig), a enfin abouti. En effet, la Bad et le ministère de l’Economie ont signé, ce 17 mars à Libreville, la convention de don du Programme national d’évaluation environnementale des sites industriels et des services environnementaux (Pesise), piloté par l’Oddig.

La cérémonie en images. © Gabonreview

D’un montant de plus de 807 millions de francs CFA, cet appui est issu du Fonds d’assistance technique en faveur des pays à revenu intermédiaire (FAT-PRI) de la Bad. Aussi le projet financé par la Bad s’inscrit dans la perspective du soutien de la transition vers une économie verte à bas carbone, en lien avec les deux piliers du Document de stratégie pays (DSP 2016-2020) du Gabon.

«Ce don participe de la forte coopération entre le Gabon et la Bad», a ainsi rappelé le représentant résident de la Bad au Gabon. «Nous avons décidé de soutenir la transformation de l’Economie, qui est en réalité le choix fait par le gouvernement gabonais. Nous comptons aller de l’avant avec d’autres dons et emprunts au bénéfice du Gabon», a poursuivi Ali Lamine Zeine.

Signataire de la convention de don avec le responsable de la Bad, le ministre de l’Economie a signifié que cette action a découlé de trois éléments fondamentaux : l’implication de la société civile dans toutes actions de gouvernance, la gestion des aspects de durabilité et l’aboutissement du don. «Cette demande de don a été formulée en 2013 lors du forum national de l’industrie», a rappelé Régis Immongault.

«Le responsable de l’ONG Croissance Saine Environnement a eu l’idée de mettre en place un observatoire qui devait nécessairement avoir un regard sur les impacts de l’industrialisation au niveau national, et du développement humain. Et la gestion de ces déchets a été au centre de l’action de Croissance Saine Environnement», a détaillé le ministre de l’Economie.

Pour rappel, l’objectif stratégique du Pesise est d’améliorer les conditions d’existence par la promotion d’un développement industriel à faible emprunte écologique, et la lutte contre les effets de changements climatique au Gabon.

«Ce projet à des organes : il y a un donc un comité de pilotage et un comité restreint. Le comité de pilotage va se réunir très prochainement, sous la conduite de son président, qu’est le conseiller du ministre en charge du Développement durable. Celui-ci va ainsi valider le plan de travail et solliciter les décaissements, conformément aux procédures de la Bad», a expliqué le porteur de ce projet environnemental, par ailleurs président de l’ONG Croissance Saine Environnement.

«Pour nous, ce don vient professionnaliser le secteur de la société civile. Il est toujours difficile de dénoncer des populations, quelques errements en matière écologique, sans en apporter de preuves scientifiques. A la fin de ce projet, nous espérons avoir sur la place de Libreville, un laboratoire d’analyse des pollutions entièrement équipé grâce au don de la Bad», a poursuivi Nicaise Moulombi.

En plus d’un laboratoire équipé, ce projet devrait également déboucher sur la production d’un rapport de préparation complet du Pesise et des études de faisabilités des travaux de réhabilitation des sites industriels dégradés. Mais également la formation d’un personnel initié aux négociations et au suivi de la mise en œuvre des études environnementales et sociales, au niveau des sites industriels.