A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du refus de la misère, la présidente du Front des indignés a interpelé le gouvernement à faire mieux pour l’éradication de ce phénomène au Gabon.

Aminata Ondo, la présidente du Front des indignés. © Gabonreview

 

«La misère est là, elle cogne à nos portes. Il y a plus de miséreux que de personnes qui travaillent, et ça devient grave !» A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, Aminata Ondo s’est dite inquiète de la qualité de vie de plusieurs milliers de Gabonais. Et si l’événement, reconnu par les Nation-unies depuis 1992, n’a pas connu de célébration officielle au niveau national, la présidente du Front des indignés n’a pas manqué de saisir cette occasion pour interpeler le gouvernement sur la misère dans laquelle croupissent des milliers de familles à travers le pays.

«Il faut que l’Etat aide les personnes à sortir de leur extrême pauvreté, pour leur permettre d’être des citoyens de la classe moyenne, afin que leurs enfants ne vivent pas dans les mêmes conditions», a-t-elle exhorté, invitant les autorités à se souvenir de leur rôle vis-à-vis des populations. «Il faut que les gouvernants sachent que s’ils gouvernent, ce n’est pas pour se servir mais pour servir le peuple, ceux-là qui leur ont permis de parvenir au sommet de l’Etat.»

Pour Aminata Ondo qui a dit venir en aide et travailler aux côtés des familles «misérables» de Libreville et d’autres villes du pays, les autorités gabonaises semblent méconnaître le véritable état de la souffrance des Gabonais. «Il faut que l’Etat et la société reconnaissent que la misère existe. Il faut que des réflexions soient menées ainsi que des échanges avec ses personnes qui vivent dans la misère», a plaidé la présidente du Front des indignés. Si elle n’a pas nié que des efforts sont consentis par le gouvernement en vue de l’amélioration des conditions de vie des Gabonais. Elle estime cependant que beaucoup reste à faire.