A propos de l’esclavage en Libye, la présidence de la République gabonaise a exprimé, ce jeudi 23 novembre, son «dégoût» avant de condamner vivement ce phénomène et d’appeler les autorités libyennes à ouvrir une enquête pour déterminer les coupables.

La présidence de la République condamne l’esclavage en Libye. © koaci.com

 

Ali Bongo n’a pas pris part à la marche contre l’esclavage en Libye, organisée samedi 18 novembre à Paris (France) comme il l’avait fait en janvier 2015 pour condamner les attentats terroristes de Charlie Hebdo. Pourtant, le président gabonais n’est pas moins solidaire de Claudy Siar et ses centaines de marcheurs. Lui aussi, condamne vivement l’esclavage où que celui-ci est pratiquée, tel qu’en Libye actuellement. Il a d’ailleurs tenu à le faire savoir par la voix de Ike Ngouoni Aila Oyouomi, le porte-parole de la présidence de la République.

Au palais du bord de mer, l’on n’est donc pas insensible aux images jugées «abominables» liées au trafic d’êtres humains en Libye. «Vu du Gabon en particulier, ces faits ne peuvent que déclencher, par-delà le dégoût, la plus ferme des condamnations», s’est exprimé le porte-voix de la première institution du pays, présenté comme la «terre d’accueil des afro-descendants de longue mémoire bantu».

A la présidence de la République, l’on estime que «la mise en vente d’êtres humains doit être bannie à jamais». Mieux, plutôt que déplorer et de condamner simplement les faits, Ali Bongo, selon le porte-parole, a dit soutenir les déclarations d’Alpha Condé, le président de l’Union africaine (UA), ayant récemment invité les autorités libyennes à «ouvrir une enquête» devant servir à «situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées».