Le ministre de l’Energie a visité le chantier de la centrale hydroélectrique de FE2, le 19 décembre à Mitzic. Sur place, Patrick Eyogo Edzang a affirmé sa volonté de relancer le chantier dont les travaux sont arrêtés depuis 2013.

Patrick Eyogo Edzang FE2 sur le site du chantier du barrage FE2, le 19 décembre 2017 à Mitzic. © Gabonreview

 

Vue du chantier abandonné. Et, le ministre de l’Energie face à la presse. © Gabonreview

A l’arrêt depuis plusieurs années, le chantier de la centrale hydroélectrique de FE2, sur la rivière Okano à Mitzic, a été visité par le ministre de l’Energie, le 19 décembre. «En tant que ministre de l’Eau et de l’Energie, il était de mon devoir de venir me rendre compte de la situation de ces grands travaux qui ont été lancés sans aller à leur terme. Il était donc de mon devoir de venir m’en quérir de la situation», a déclaré Patrick Eyogo Edzang.

Sur place, l’on peut apercevoir certains bâtiments inachevés au milieu de hautes herbes. Mais aussi, des empreintes d’animaux et des bouses d’éléphants. Signes que la nature a repris ses droits sur le site qui avait été complètement déblayé pour le démarrage des travaux. Un chantier que le ministre de l’Energie ambitionne de relancer. «En tant que ministre de l’Energie, j’estime que ce projet structurant pour une, voire deux provinces, doit être absolument remis sur les rails», a déclaré le membre du gouvernement.

«Sur instruction des plus hautes autorités, j’ai dû me repencher sur ce dossier. Et, me pencher sur les voies et moyens pour trouver une solution», a révélé Patrick Eyogo Edzang. Après la résiliation du contrat entre le gouvernement et la Compagnie de développement des énergies renouvelables (Coder) en 2013, les autorités gabonaises ont confié la reprise de la construction du barrage à l’entreprise chinoise Gezhoua Group Company Limited (CGGC).

«Il y a eu la société adjudicataire (Coder, ndlr) de ce marché. Le mode de financement basé sur un prêt ne nous a pas vraiment satisfaits. Etant donné les difficultés auxquelles nous étions confrontées, nous avons dû trouver des financements innovants. Notamment, les Partenariats publics privés (PPP)», a expliqué le ministre de l’Energie. En mars 2016, le gouvernement avait donc fait le choix du groupe chinois. «Les choses sont très bien avancées et je pense qu’une fois relancé, le chantier ira à son terme», a conclu Patrick Eyogo Edzang.

Avec une capacité estimée à 52 mégawatts, le barrage hydroélectrique du FE2 s’inscrit dans le cadre de la volonté du gouvernement, de doper les capacités énergétiques du pays. Le projet est une composante de l’ambition du gouvernement de porter la production énergétique locale à 5000 mégawatts, alors qu’elle peine à atteindre les 380 mégawatts.