Le pays vient de diffuser sa contribution à la lutte contre les changements climatiques à deux mois de la date butoir. Cette action répond à l’engagement pris à la conférence de Lima sur le climat par les parties, États ou groupes de pays.

Une cause du réchauffement climatique. © huffingtonpost.fr

Une cause du réchauffement climatique. © huffingtonpost.fr

 

Le Gabon a décliné sa contribution en vue de la Conférence Paris Climat 2015 (COP21). Ce geste fait de lui le premier pays africain à transmettre son nouveau plan d’action climatique. Une réaction d’autant plus encourageante que les États en développement ou émergents ont jusqu’au mois de juin prochain pour annoncer leur implication.

Cette contribution fixe notamment un objectif de limitation des émissions de gaz à effet de serre pour 2025 par rapport à leur niveau de 2010. Le Gabon s’engage ainsi à réduire d’au moins 50% ses émissions par rapport à l’évolution prévue en cas de politique inchangée. Une orientation saluée par Laurent Fabius et Annick Girardin, le 1er avril dernier. «Nous saluons le fait que cette contribution prévoit la possibilité de définir d’ici à la COP21 des objectifs additionnels pour 2030, voire 2050. Cette perspective de long terme est importante pour que la Conférence de Paris amorce une transition vers une économie mondiale sobre en carbone et plus résistante aux impacts du dérèglement climatique», ont-t-ils conjointement laissé entendre.

Pour préparer la COP 21, qui devrait déboucher sur un accord contraignant visant à maintenir le réchauffement global de la planète sous les 2°C d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, les membres de la Convention de l’ONU sur le climat se sont engagés à préciser et quantifier leurs efforts et objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l’après-2020.

Cette étape doit permettre de faire un bilan, qui permettra d’évaluer le fossé existant entre la réalité et les objectifs, et de produire un accord en phase avec ces mêmes objectifs. Cependant, il importe de s’interroger sur la capacité du Gabon à répondre favorablement à l’exercice de prospective économique et technologique, pour la planification, en termes de coûts et d’investissements, de la transition vers des énergies non émettrices de CO2.