40 000 participants et pas moins 20 000 visiteurs attendus, 3000 journalistes accrédités, 196 parties représentées, 170 millions d’euros de budget… Des chiffres dévoilés à moins de 50 jours de la Conférence des Nations-unies sur les changements climatiques à Paris (Cop21).

© pablosolon.files.wordpress.com

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Prévu du 30 novembre au 11 décembre prochains en France, la Conférence des Nations-unies sur les changements climatiques (Cop21) sera incontestablement l’événement planétaire majeur de cette fin d’année. Une rencontre d’autant plus importante que les chiffres y relatifs ont de quoi donner le tournis : plus de 40 000 participants, 20 000 visiteurs, 3000 journalistes, 196 parties (195 pays + l’Union européenne), 117 organisations et un budget de 170 millions d’euros (environ 113 milliards de francs). La rencontre de Paris constituera la première capitalisation du Fonds vert pour le climat avec 10,2 milliards de dollars (environ 5 100 milliards de francs). La Cop21 a pour objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an par les pays développés, de source publique et privée, à partir de 2020.

L’on estime à environ 100 millions d’euros ce que va rapporter la Cop21 à la région Île-de-France du fait des dépenses diverses des participants (hébergement, restauration, achats, etc.). A moins de 50 jours de la Cop21, 149 pays ont rendu publics leurs engagements destinés à limiter les effets du dérèglement climatique. A ce jour, l’ensemble des contributions nationales couvre plus de 87% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cette mobilisation sans précédent constitue un plébiscite en vue de l’accord universel sur le climat souhaité à Paris.

Une synthèse des contributions nationales illustrant l’effort global des Etats parties à la négociation est en préparation. Elle sera présentée à la fin du mois par le secrétariat de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CNUCC). Aussi, en amont de la Cop21, chaque état doit rendre publique une contribution décidée à l’échelle nationale (INDC). Ces contributions regroupent deux volets d’objectifs : les objectifs de réduction, qui visent à réduire les gaz à effet de serre et ; les objectifs d’adaptation, qui visent à réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et humains aux effets des changements climatiques réels ou prévus.