Ali Bongo Ondimba a effectué́ le dimanche 4 septembre 2016, une visite à l’Hôpital d’instruction des Armées Omar Bongo Ondimba (HIA-OBO) de Libreville, pour s’enquérir de l’état de santé des agents de défense et de sécurité blessés lors des émeutes post-électorales.

Ali Bongo Soldats blesses

 

Ali Bongo Ondimba s’est rendu à l’Hôpital d’instruction des Armées pour apporter son réconfort aux personnels de défense et de sécurité blessés lors des violences post-électorales. Après l’annonce des résultats du scrutin présidentiel, le 31 août 2016, donnant le président sortant vainqueur, les troubles ont éclaté aussi bien à Libreville dans les différentes villes du pays. L’on y a enregistré des violences et pillages sans précédents. Il y a eu plusieurs blessés et des morts.

Plusieurs agents des forces de sécurité et de défense ont été touchés par ces violences.

C’est dans ce contexte qu’Ali Bongo s’est rendu au chevet de ces derniers. Selon le Président de la République, plus de 100 blessés sont internés. «J’ai rencontré des hommes vaillants qui ont fait leur travail : celui de protéger les populations, la République. Certains ont reçu des balles, d’autres ont été poignardés », a expliqué Ali Bongo Ondimba, ajoutant que «rien ne peut justifier une telle violence, rien. Surtout lorsqu’on prétend avoir à cœur la sécurité des personnes».

Ali Bongo Ondimba a également loué le professionnalisme de ces hommes qui, «dument commandés, placent leur action au service de la consolidation de l’Etat de droit». «Je suis venu encourager ces hommes qui ont agit avec beaucoup de souplesse et n’ont pas répondu aux provocations dont nos forces font l’objet tous les jours». «N’eut été leur sang froid, l’issue aurait été catastrophique», a précisé le président réélu.

Au sortir de cette visite où il a échangé avec les hommes en tenue blessés et hospitalisés, Ali Bongo Ondimba a déclaré : «nous sommes tous Gabonais et nous voulons tous le bien de notre pays. Rien ne peut et ne doit s’opposer à un retour au calme et à la paix. La politique ne doit pas conduire à de tels dérapages. Nous avons voulu construire un Etat de droit, un Etat démocratique, et dans un Etat de droit quelle que soit la contestation, il existe des voies légales de recours, autres que ce qui s’est passé, et que nous ne devrions plus voir». Toutefois, le président réélu qui a promis d’être le président de tous ne s’est pas rendu au chevet des blessés non militaires de ces émeutes.