A un niveau d’avancement des travaux estimé à 85%, le poste de transformation électrique de Ntoum 2 devrait être livré d’ici à mi-2017. Le ministre de l’Eau et de l’Energie est allé s’enquérir des réalités sur place.

Guy Bertrand Mapangou (costume noir), sur le chantier du poste de Ntoum 2, le 19 janvier 2017. © Gabonreview

 

D’ici à juin prochain, le poste de transformation électrique de Ntoum 2, situé à Okolassi dans le 2e arrondissement de la commune de Ntoum, devrait rentrer en activité. A la direction générale de l’Energie, on est confiant. Le niveau d’avancement des travaux est aujourd’hui estimé à 85%. Pour le ministre de l’Eau et de l’Energie, Guy Bertrand Mapangou, qui a visité le chantier le 19 janvier, le travail abattu par la société chinoise Sinohydro depuis ces cinq derniers mois est «majestueux».

Vue des installations, avec des ouvriers de Sinohydro en plein travail. © Gabonreview

La construction de cet ouvrage rentre dans le cadre du projet de sécurisation du réseau de transport d’énergie électrique de Libreville et de sa région. D’un niveau de tension nominale de 225 kV-90 kV et d’une puissance de 150 MVA actuel répartie sur 3 blocs monophasés, le poste de Ntoum 2 aura plusieurs fonctions. «Ce sera un poste de dispatching de l’énergie qui viendra d’ouvrages futurs, tel que le barrage de l’Impératrice et celui de Ngoulmedjim, de même qu’il servira à sécuriser l’énergie qui sera envoyée vers Libreville, Owendo et Akanda. L’autre fonction sera de sécuriser et apporter plus d’énergie pour la Zone économique de Nkok, une zone qui s’étend», a indiqué le membre du gouvernement, estimant que la construction d’ouvrage de sécurisation de l’énergie est un appui non négligeable à celle d’ouvrage pour la fourniture d’énergie.

Ayant coûté 63 milliards de francs CFA à l’Etat gabonais, le poste de transformation électrique de Ntoum 2 devrait être le seul dans ce genre. «Il n’y en aura pas d’autres», a annoncé Guy Bertrand Mapangou. La deuxième composante de ce projet est liée à la construction de la ligne de câbles électriques à haute tension partant d’Okolassi à Nkok et de Nkok à Angondjé. Dans cinq mois tout au plus, a promis le ministre, le poste sera alimenté par les barrages de Tchimbélé et Kinguélé. L’objectif étant d’aboutir à terme à la mise en place d’un Réseau national interconnecté de transport d’énergie électrique (RNITEE).