Dans la Ngounié, deux ou trois sièges attiraient l’attention de l’opinion nationale, celui du 1er siège de Mouila où s’affrontaient quatre éléphants – Léon Nzouba (PDG), Jean Norbert Diramba (LD), Serge-Maurice Mabiala (RHM) et Jean de Dieu Moukagni Iwangou (US) -, celui de Fougamou mettant en présence un ministre de la République, Guy-Bertrand Mapangou (PDG), et – fait inhabituel – une personne détenue en prison, Frédéric Massavala Maboumba, ainsi que celui de Ndendé et de la Dola où se faisaient face Yves-Fernand Manfoumbi (PDG) et Matthieu Mboumba Nziengui (UPG).

Un moment du meeting de clôture de la campagne du candidat Yves Fernand Manfoumbi. © facebook/Yvesfernandmanf

 

Avec près de 2000 voix sur les 2974 suffrages exprimés qui lui donnent 68 %, Yves-Fernand Manfoumbi (PDG) a littéralement dominé ses adversaires, dont Matthieu Mboumba Nziengui, président de l’Union du peuple gabonais (UPG), crédité seulement de 23 voix, soit 0,77 %, et Michel Mackere Boussougou (LD) avec 22 voix, soit 0,74 %. Seule Elza-Ritchuelle Boukandou (ancienne US, indépendante) a franchi la barre des 10% des voix, avec ses 346 voix. Mais l’écart de 1650 voix qui la sépare du candidat du PDG était bien trop important pour espérer prospérer…

«En me levant pour briguer vos suffrages, je veux contribuer à la matérialisation de la vision politique du chef de l’Etat» 

Yves-Fernand Manfoumbi est donc élu député du siège unique de Ndendé et de la Dola. Une belle victoire pour celui qu’on appelle là-bas «Mwane Dimbou» (l’enfant du village). C’était vraisemblablement écrit. Pendant la campagne qu’il a menée avec les deux têtes de liste de la commune (Gisèle Itoumba) et du département (Madina Youssouf), Yves-Fernand Manfoumbi a su mettre en avant l’unité, la cohésion et le rassemblement qui, pour lui, sont des instruments indispensables pour le développement de la Dola. Il a interpellé les populations sur la nécessité de demeurer mobilisés et fidèles au PDG. Du quartier Saint-Pierre, où s’était ouverte la campagne commune, à Mindanda en passant par Malaba, le candidat PDG aux législatives a exhorté les populations à la reconnaissance envers Ali Bongo. «Nous lui devons tout, et si je me lève aujourd’hui pour briguer vos suffrages, avec ma suppléante Dr. Firmine Moudouma, c’est pour contribuer à la matérialisation de la vision politique du président Ali Bongo qui est de faire du Gabon un pays émergent». «C’est un projet qui se dessine peu à peu et auquel je crois fermement», soulignait-il tout au long de la campagne.

Yves-Fernand Manfoumbi revient donc au-devant de la scène politique de la plus belle des manières : le suffrage universel. Il lui revient à présent d’être un bon messager des populations de Ndendé auprès des institutions de la République. Ses 68% lui en donnent toute la légitimité.