Accusés d’avoir incité les élèves à descendre dans la rue et exhorter les parents d’élèves à garder les enfants à la maison, une vingtaine de chefs d’établissement viennent d’être limogés par le gouvernement.

Florentin Moussavou. © SGG-Gabon

 

L’opération d’épuration initiée par le ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou au sein de son département ne serait pas exclusive aux enseignants. En effet, elle viserait toutes personnes ayant participé de loin ou de près à la densification de la crise qui secoue l’école gabonaise.

Ainsi, après la suspension de soldes de 807 enseignants, la menace de radiation de 19 enseignants de la fonction publique et le musellement de la Conasysed, le tour est au limogeage d’une vingtaine de chefs d’établissements.

Ils sont accusés de complicité dans la conduite de certaines actions qui ont participé à aggraver la crise de l’école gabonaise. L’annonce a été faite le 20 mars 2017 par le ministre Florentin Moussavou, sur les ondes de la Radio France internationale.

«Ils sont une vingtaine de chefs d’établissement notoirement reconnu comme ayant pris part à ces activités, en incitant les élèves à descendre dans la rue et demandant aux parents d’élèves de ne pas amener leurs enfants dans les établissements. Le gouvernement a décidé de les limoger», a-t-il affirmé.

Cependant, ni les identités encore moins les postes d’affectation de ces chefs d’établissements limogés n’ont été révélés par le patron de l’Education nationale.

Ce dernier s’attaquera-t-il aussi aux nombreuses associations des étudiants et parents d’élèves qui soutiennent la grève des enseignants ? Le moindre mal que l’on peut souhaiter à cette purge c’est qu’elle ne tue pas le malade.