Fruit d’un partenariat entre l’Etat gabonais et l’Agence française de développement (AFD), le «Programme Education» suit son bonhomme de chemin dans le pays. Un ambitieux projet dont les premiers résultats seront perceptibles à la rentrée 2017-2018, avec la livraison de nouvelles salles de classe.

Pierre Mounanga, lors de son interview (capture d’écran). © Gabonreview

 

Dans ce contexte empreint de difficultés, l’Agence française de développement (AFD) a décaissé 100 milliards de francs CFA pour la construction d’établissements scolaires à Libreville et à Port-Gentil. Baptisé «Programme Education», cet ambitieux projet est piloté par le ministère de l’Éducation et l’Agence nationale des grands travaux et infrastructures (ANGTI), en tant que maître d’ouvrage délégué..

Quatre mois après l’annonce de partenariat entre l’Etat gabonais et l’AFD, le coordinateur général adjoint du PSGE est longuement revenu sur ce projet dans une interview accordée à Gabon Vision 2025, organisation permettant de suivre de manière claire l’évolution des différents chantiers et projets initiés sur l’ensemble du territoire national.

«Le Programme Education contenu dans le cadre du protocole d’accord signé avec l’AFD est un projet extrêmement ambitieux. Nous prévoyons la construction de 500 salles de classe à travers 17 écoles : à la fois de nouvelles constructions et, également des extensions d’écoles existantes», a expliqué Pierre Mounanga. «Le projet concernera les villes ayant les plus grands besoins en nombre de salles de classe. C’est-à-dire Libreville et Port-Gentil», a-t-il ajouté.

En effet, le programme tombe à pic dans un contexte de salles de classe pléthoriques, certaines classes cumulant entre 100 et 200 élèves. «Dans de telles conditions, il est impossible d’apprendre correctement», a déploré le coordinateur général adjoint PSGE, convaincu que le nouveau programme va permettre d’augmenter la capacité d’accueil des élèves. «L’objectif est de diminuer le nombre d’élèves à 50 par classe et, à moyen terme, à 35 par classe», a révélé Pierre Mounanga.

Vu l’état d’avancement actuel du projet, tout porte à croire que cet horizon sera atteint, conformément au calendrier arrêté par les deux partenaires. «Le programme avance comme souhaité. Nous sommes actuellement en discussion avec l’AFD pour tout ce qui concerne la mise à disposition des sites pour les nouvelles écoles et les extensions», a indiqué Pierre Mounanga. Selon lui, les sites ont été identifiés pour la première phase, concernera cinq nouvelles écoles et cinq extensions d’écoles existantes. «Les travaux démarreront sous peu et nous sommes donc dans cette phase d’affinement des études», a-t-il annoncé.

Concrètement, les premières salles de classe devraient être disponibles dans un horizon suffisamment proche, dès la rentrée scolaire 2018. «La construction prend un certain temps parce qu’il faut respecter des normes de qualité, il faut qu’on s’assure que les études sont arrivées à leur terme», a relevé le responsable du BCPSGE. «Mais nous sommes également en train d’accélérer le processus avec le concours de l’AFD, pour nous assurer que des salles de classe pourront être mises à disposition des enseignants et des élèves, pour la rentrée 2017», a-t-il ajouté.