L’Institut de la Francophonie pour le développement durable et le bureau régional pour l’Afrique de ONU Environnement, ont présenté le 14 juin 2017, la version française du sixième rapport sur l’avenir de l’environnement mondial (GEO-6) pour l’Afrique.

Les officiels lors de la présentation du rapport le 14 juin 2017, au Brac à Libreville. © Gabonreview

 

La première édition française de l’évaluation environnementale régionale indépendante du GEO pour l’Afrique, a été dévoilée à Libreville le 14 juin. Produit par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), cette étude couvre un grand nombre de questions spécifiques à la région et à un niveau de détail qui facilite l’élaboration des politiques et la prise de décision en Afrique.

«Ce rapport a été préparé dans la perspective non seulement de contribuer à une meilleure connaissance de l’état et des tendances de l’environnement mondial, mais aussi de renforcer les capacités des pays en matière de gestion de l’information de développement durable, comme l’avaient demandé les pays membres lors de la 2ème Assemblée des Nations unies pour l’environnement», a expliqué la directrice et représentante régionale de l’Onu environnement pour l’Afrique, Juliette Biao Koudenoukpo.

La couverture du sixième rapport sur l’avenir de l’environnement mondial (GEO-6) pour l’Afrique. © Gabonreview

Le GEO-6 a pour objectifs de fournir un accès aux meilleures connaissances scientifiques disponibles ; faciliter l’interaction entre la science et la politique et d’établir des partenariats inclusifs et renforcer les capacités en évaluations environnementales. Selon le PNUE, la valeur ajoutée de cette évaluation régionale sur l’avenir de l’environnement mondial, pour les pays africains, se traduit par les questions environnementales, sociales et économiques constituant la base de l’analyse dans le document.

«Le rapport régional GEO-6 pour l’Afrique consacre l’environnement comme un capital naturel de l’Afrique, et donc une condition et un atout essentiel pour assurer son développement. Elle présente la dynamique et l’état des sols, de l’eau, de la biodiversité et de l’air dans la région et explore les formules optimales de gestion de ces ressources, pour permettre au continent de suivre rapidement la réalisation des objectifs de développement durable et aider la prise de décisions plus éclairées en matière environnementale», a-t-elle affirmé.

Selon ce rapport, environ 396 000 personnes meurent chaque année en raison de la pollution atmosphérique en Afrique, principalement du fait de l’utilisation de la biomasse pour la cuisson et le chauffage. Le changement climatique risque d’aggraver l’impact des maladies sur les populations africaines. Ce d’autant que plus de 500 000 kilomètres carrés de terres en Afrique sont dégradés chaque année en raison de l’érosion des sols, de la salinisation, de la pollution et de la déforestation. Par ailleurs, le continent contribuerait à hauteur de 70% des terres louées ou achetées dans le monde par des investisseurs extérieurs, pour produire des cultures agricoles pour la nourriture et pour les biocarburants, avec des impacts négatifs sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance au niveau local.