Le rejet du projet de la réforme de la Fonction publique par l’Assemblée nationale semble donner des ailes à Dynamique unitaire. Elle a décidé de changer de stratégie pour amplifier l’impact de la grève lancée il y a un mois et qui peine à prendre corps.

Le président de la Dynamique unitaire, Jean Remy Yama, invitant ses camarades à amplifier le combat. © Gabonreview

 

N’espérant plus rien du gouvernement et refusant d’attendre le pire, pour se plaindre et subir, les agents publics affiliés à la confédération Dynamique unitaire ont décidé le 16 avril d’amplifier leur grève. Pour ces syndiqués, tant que le gouvernement ne renoncera pas à ce qu’ils qualifient de «plan de précarisation de l’agent public», il n’aura pas de répit.

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Ils se proposent de mobiliser tous les travailleurs indécis et réticents, afin de propager la grève dans tous les secteurs et paralyser l’administration. Une nouvelle stratégie a été mise en place pour espérer atteindre cet objectif : «la stratégie de la contamination». Elle consiste pour chaque syndiqué à amener un à trois collègues à la prochaine assemblée générale afin de donner de l’ampleur aux mobilisations et contestations futures. «Nous devons mobiliser davantage, nous devons contaminer davantage, notre voisin, notre camarade pour qu’ils observent le mouvement de grève», a indiqué Jean Remy Yama.

Par ailleurs, tous les syndiqués sont appelés à diffuser sur les réseaux sociaux, des messages de protestation contre le projet d’ordonnance concernant la modification et la suppression de certaines dispositions de la loi n°1/2005 portant statut général de la Fonction publique, désapprouvé par les députés le 10 avril 2018.

«Tant que le gouvernement ne renonce pas à son dessein de rendre l’agent public esclave de l’exécutif, nous devons rester debout et aller plus loin, parce que la loi et Dieu sont de notre côté», a déclaré le président de la Dynamique unitaire, Jean Remy Yama.

Ce dernier a invité ses camarades à amplifier le combat. «Nous ne sommes pas contre la réforme qui vise à améliorer le service public, mais la réforme instituant le payement au trentième, l’avance exclusive au mérité, la non-législation des éléments de rémunération par le parlement, la suppression du service rendu ; ces quatre éléments-là, nous ne devons pas les accepter et nous devons aller jusqu’au bout pour que le gouvernement renonce à appliquer cette ordonnance», a recommandé Jean Remy Yama.