Le ministre des Mines s’est entretenu le 11 septembre à Libreville, avec les experts d’une mission du Processus de Kimberley. La mission est venue auditer et évaluer le système permettant l’application des différentes procédures et protocoles de gestion et de suivi de l’activité de la filière diamant au Gabon.

Christian Magnagna et Maurice Miema face à la presse, le 11 septembre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Moments de la séance de travail entre le ministre des Mines et les experts de la mission de Processus de Kimberley. © Gabonreview

Désireux d’intégrer le Processus de Kimberley, le Gabon a sollicité cette initiative internationale qui y a dépêché une mission d’expert à Libreville. Le Processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts réunissant gouvernements, industriels et société civile.

Du 11 au 15 septembre, la mission a va ainsi auditer et évaluer le système mis en place permettant l’application des différentes procédures et protocoles de gestion et de suivi de l’activité de la filière diamant (organisation, flux diamants, flux financiers, traçabilité, etc.) au Gabon. Et ainsi s’assurer que ceux-ci sont conformes aux exigences minimales du Processus de Kimberley.

«L’adhésion du Gabon au Processus de Kimberley va permettre non seulement de protéger les producteurs de diamants. Mais aussi permettre au sein de notre économie, l’introduction des investisseurs étrangers qui viendront valoriser ces gisements», s’est réjoui le ministre des Mines.

Selon Christian Magnagna, la mise en place de la certification du Processus de Kimberley permettra d’encourager trois aspects principaux. D’abord le contrôle et l’augmentation de la production de diamants par les artisans locaux et leur permettre d’obtenir un meilleur revenu. Ensuite la venue de grands groupes internationaux miniers et de négoce et le développement des investissements dans la filière. Et, enfin, la captation et l’optimisation des revenus financiers provenant de l’exploitation des diamants du Gabon pays.

Actuellement l’exploitation du diamant au Gabon est limitée à plusieurs centaines d’artisans opérant sans réel contrôle de l’Etat. Principalement dans les régions de Mitzic, Makongonio, Nzenzelé, Waka et Makokou. Un réseau d’achat de leur production opère dans l’illégalité et les diamants produits sont exportés vers les pays limitrophes qui leur donnent des certificats de Kimberley, après avoir été déclarés comme production locale. Ou encore, exportés vers le Moyen-Orient.

«Les conclusions positives de cette mission assureraient l’adhésion et l’admission du Gabon comme pays participant au Processus de Kimberley à la fin de l’année 2017», a espéré le ministre des Mines. Une issue tout aussi espérée par le chef de la mission, souhaitant que le Gabon devienne le 82e adhérent au Processus de Kimberley.

«Maintenant que le Gabon veut entrer dans ce processus, c’est avec bonheur qu’il pourra commercialiser son diamant et tirer tous les bénéfices pour améliorer son économie à travers la filière du diamant», a indiqué Maurice Miema.