Enseignants et étudiants de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) sont revenus à de meilleurs sentiments au terme de leur échange avec le ministre des Sports, le 2 août à Libreville. L’établissement d’enseignement supérieur était en proie à une grève, suite au non-paiement des primes de vacation des enseignants et l’ouverture précipitée de deux nouvelles filières.

Nicole Assélé (centre) pendant la réunion avec étudiants et enseignants de l’INJS, le 2 août 2017 à Libreville. © D.R.

 

Plombant depuis plusieurs jours le fonctionnement de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), la grève sein de cet établissement d’enseignement supérieur a été désamorcée par la ministre des Sports, le 2 août à Libreville. A ce qui semble, la descente de Nicole Assélé à l’INJS a permis d’apaiser l’atmosphère entre enseignants grévistes, étudiants-stagiaires et administration de l’école, qui se regardaient en chiens de faïence.

A l’origine de cette crise, le non-paiement des primes de vacation des enseignants au titre de l’année académique 2015-2016, l’impasse née de l’ouverture précipitée des filières de professeur certifié d’Education physique et sportive (EPS) et inspecteur de la Jeunesse et des Sports. Deux filières, équivalant respectivement au de bac + 4 et bac + 5, dont la première cuvée doit être livrée cette année.

Au terme des échanges avec la ministre des Sports, les enseignants ont été informés de l’aboutissement des démarches entreprises depuis plusieurs semaines par la tutelle auprès des services financiers compétents. «Une partie des primes de vacation vous sera versée dans les tous prochains jours, de même que les allocations de bourses des étudiants», a assuré Nicole Assélé.

Quant aux étudiants et stagiaires de la première promotion des filières polémiques, ils devront soutenir leurs mémoires de fin de formation, en lieu et place des projets professionnels pour les uns et de monographies pour les autres, comme ils l’auraient souhaité. En attendant, l’administration de l’INJS et la tutelle se chargeront de réorganiser le calendrier y relatif.

Mais surtout, de mettre à jour les textes qui créant et organisant les filières de professeur certifié d’EPS et d’inspecteur de la Jeunesse et des Sports. D’un commun accord, ces textes ont été reconnus comme étant en grande partie, à l’origine des incompréhensions actuelles.