Dix jours après le début des travaux du comité ad hoc chargé de préparer le futur dialogue national politique, le rapport a été remis, le jeudi 2 mars, au président de la République, qui a promis de le lire «avec soin».

Le président du comité du comité ad hoc, Emmanuel Issoze Ngondet, remettant le rapport général des travaux à Ali Bongo, le 2 mars 2017. © DCP-Gabon

 

Après dix jours de travaux à Libreville, le comité ad hoc chargé de préparer l’organisation du dialogue national politique a remis son rapport général, le jeudi 2 mars, à Ali Bongo. Le président de la République s’est dit «extrêmement content [et] fier de l’attitude» observée par la soixantaine de représentants des partis politiques de la majorité et de l’opposition durant ces travaux. Le document qui lui a été remis contient des propositions devant être débattues lors de la deuxième phase des assises, dont la date n’a pas été annoncée.

Des membres du bureau directeur du comité chargé de préparer le dialogue, en compagnie d’Ali Bongo, le 2 mars 2017 à Libreville. © DCP-Gabon

«Je vais évidemment lire avec soin ce rapport et convier rapidement toute la classe politique à ouvrir ce dialogue et passer donc à la deuxième phase. Nos compatriotes attendent de nous que nous sortions de ce dialogue avec des propositions concrètes et réalistes, mais surtout qui consacrent l’état de droit et la paix qui doit régner dans notre pays», a promis Ali Bongo. Adopté unanimement par les différents membres du comité ad hoc, ce rapport «constitue un cinglant démenti aux prédictions qui soutenaient hier et encore aujourd’hui que le Gabon serait coupé en deux et que les Gabonais de différents bords politiques sont incapables de se parler», a estimé Emmanuel Issoze Ngondet, le président dudit comité.

Le dialogue national politique abordera quatre grands thèmes : la réforme des institutions et la consolidation de l’état de droit, les réformes électorales, la modernisation de la vie politique et enfin la consolidation de la paix et la cohésion nationale. A quelques jours de ces assises, Ali Bongo prévient déjà : «Nous n’en avons qu’un seul et pas de pays de rechange. Et pour ce pays, tout le monde doit être prêt à consentir des sacrifices».