Après avoir annoncé son intention de prendre part au dialogue politique national, le député de la commune de Bitam s’est défendu d’y aller au nom de l’Union nationale son parti. Il a dit prendre part à ces assises pour tenter de «faire sauter» l’inéligibilité dont il est frappé pour les cinq prochaines années.

Patrick Eyogo Edzang, député (UN) de la commune de Bitam. © Capture d’écran/Gabon 24

 

Frappé d’inéligibilité pour cinq ans, Patrick Eyogo Edzang n’entend pas baisser les bras. Le député de la commune de Bitam a d’ores et déjà annoncé qu’il se battra pour «faire sauter cette décision politique» à son encontre. L’une des meilleures possibilités qui s’offrent à lui, le jeune élu la voit dans le dialogue national politique appelé par Ali Bongo, qui devrait débuter dans les prochains jours. Il compte y prendre part. Seulement, le parti sous la bannière duquel il a été élu en décembre 2015, l’Union nationale (UN), a officiellement décliné l’invitation du gouvernement à ces assises, préférant continuer son «combat» aux côtés de Jean Ping. Invité de l’émission «L’entretien», la semaine dernière, sur Gabon 24, le député a expliqué son choix.

Sa participation à ces assises, selon lui, vise un seul but : «essayer de négocier, de discuter» pour que la sanction qu’il a écopée «ne puisse plus se reproduire à l’avenir». Si cette explication a été donnée aux populations de la commune de Bitam, il y a quelques jours, Patrick Eyogo Edzang a précisé qu’il «n’engage pas l’Union nationale dans cette démarche». «Je ne vais pas amener le logo de l’Union nationale. […] C’est une démarche tout à fait personnelle, et je suis porté par les gens de Bitam. Bitam me demande d’aller faire lever cette sanction si c’est possible», a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agissait d’une «décision sage». Aussi, a-t-il assuré qu’il n’ira pas au dialogue «pour aller (se) compromettre», mais «pour obtenir des résultats (qui) seront applicables à tous».

«Pour moi, la Tour de Pise, comme on appelle la Cour constitutionnelle, elle penche. Peut-être qu’au dialogue, on va la faire tomber, et construire un bâtiment qui sera droit. J’y crois et j’y vais dans ce sens», a déclaré le jeune député, qui n’a pas nié qu’un malaise existe au sein de son parti politique. Pour lui, le refus des «aînés» de prendre part au dialogue appelé par Ali Bongo part d’un fait : le «conflit de générations» qui y prévaut depuis quelques années.