Jugeant nécessaire et opportun le dialogue national politique en préparation au Gabon, le secrétaire général de l’Organisation des nations unies s’est dit disposé à accompagner le pays s’il est sollicité.

Pacôme Moubelet Boubeya (gauche) et Antonio Guterres, le 3 mars 2017 à New York (USA). © D.R.

 

Lors de la clôture des travaux du comité ad hoc chargé de préparer le futur dialogue national politique, Emmanuel Issoze Ngondet, le président de ce comité, avait évoqué l’idée de faire intervenir des médiateurs gabonais ou étrangers. L’objectif étant d’avoir, au cours de ces concertations entre l’opposition et la majorité, un regard extérieur et neutre pouvant permettre de faire avancer les débats et rendre ses conclusions acceptables par toutes les parties prenantes. L’Organisation des nations unies (Onu) pourrait faire partie de ces médiateurs.

A l’occasion de sa rencontre, vendredi 3 mars au siège de l’organisation à New York (USA), avec Pacôme Moubelet Boubeya, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Antonio Guterres s’est dit disposé à accompagner le pays, s’il est sollicité, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, chargé des Gabonais de l’étranger. Le même communiqué laisse entendre que «l’Onu pourrait être sollicité en cas de besoin». Pour certains, cette médiation est même plus que nécessaire, au regard des oppositions qui sont attendues lors des prochains travaux. En effet, si les différentes formations politiques se sont accordées sur les principales thématiques à aborder au cours des assises, les négociations s’annoncent plutôt âpres. Le président du comité ad hoc, chargé de préparer le dialogue, a déjà annoncé que celui-ci se déroulera sur 21 jours voire plus.

Lors de la remise du rapport général des travaux préparatoires au président de la République, Emmanuel Issoze Ngondet avait notamment indiqué que quatre thématiques ont été retenues : les réformes des institutions et la consolidation de l’Etat de droit, les réformes électorales, la modernisation de la vie publique, et la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.