Présentés comme un engagement record en faveur de la région subsaharienne du continent, ces financements permettront d’accroître les investissements et d’atténuer les risques auxquels est confronté le secteur privé, afin d’accélérer la croissance et le développement de l’Afrique.

La Banque mondiale annonce 57 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne. © D.R.

 

Le président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim vient d’annoncer un financement «record» de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années. Échelonné de juillet 2017 à juin 2020, ce financement soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent, notamment, la santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie. Il soutiendra également les investissements du secteur privé dans les infrastructures, les marchés financiers et l’agro-industrie.

Les 57 milliards de dollars proviendront essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait compléter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.

Selon la Banque mondiale, ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.

«Cela nous offre une occasion unique de modifier la trajectoire de développement des pays de la région», a souligné Jim Yong Kim, le président du groupe de la Banque mondiale, assurant via cet engagement financier, pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles.