S’il lui est réclamé une facture impayée de plus de 4 milliards de francs CFA à l’endroit des pharmacies agréées, la Caisse nationale d’assurance maladie et de sécurité sociale (CNAMGS) assure que ce paiement était prêt mais n’a pu être effectué, en raison d’«un dysfonctionnement technique survenu sur la chaîne de la dépense».

Les pharmacies agréées CNAMGS peuvent désormais toucher leur dû. © omegabf.net

 

Tout devrait bientôt rentrer dans l’ordre, et les tensions nées récemment entre la CNAMGS et les pharmacies agréées ne devraient être qu’une histoire ancienne. C’est en tout cas ce qu’a semblé garantir le Pr Michel Mboussou dans un communiqué daté du 27 juillet 2017, soit trois jours avant l’échéance du préavis du Syndicat des pharmaciens du Gabon (Sypharga), qui réclame à sa structure le règlement d’une ardoise de «plus de 4 milliards de francs CFA».

Craignant que les officines suspendent leurs prestations aux assurés (agents publics et Gabonais économiquement faibles), le directeur général de la CNAMGS a mis le retard du paiement de cette dette sur le compte d’«un dysfonctionnement technique survenu sur la chaîne de la dépense». Aussi, a-t-il informé les responsables des officines de ce que «les règlements sont déjà disponibles» à l’agence comptable de la structure dont il a la charge.

Toutefois, comme pour s’étonner de la réaction du Sypharga, Michel Mboussou a tenu à rappeler à l’organisation syndicale que «les conventions signées avec les pharmacies prévoient des dispositions pertinentes en vue de résoudre d’accord-parties toutes les difficultés inhérentes à l’exécution de ces contrats». Pour sa part, en annonçant le risque de suspension des prestations aux assurés des fonds 2 et 3, Dr Rebienot Pellegrin, président du Sypharga, avait déjà rappelé que, selon la convention liant la CNAMGS aux pharmacies, les règlements devaient intervenir tous les 15 jours. Or, leurs nombreuses relances auprès de la structure n’y ont rien fait. Les responsables de la CNAMGS étaient restés muets jusqu’à la publication du communiqué du 27 juillet. Tout semble donc en passe de se régler entre les deux parties.

Non sans s’excuser pour les désagréments occasionnés aux usagers s’étant déjà vus refuser des prestations par certaines officines, le DG de la CNAMGS a promis que sa structure, «avec le concours de l’Etat, continuera de manière permanente à assurer ses missions de protection sociales des assurés».