Le service provincial de la concurrence et de la consommation vient de procéder à l’incinération de 1114 paquets de mouchoirs Lotus contrefaits, saisis auprès de plusieurs opérateurs dans la capitale économique.

Un stock de produits lotus contrefaits a été détruit à Port-Gentil par les services de la DGCC. © D.R.

 

L’alerte a été donnée par le service commercial de la Société africaine de transformation des ouates de cellulose au Gabon (Satoga) qui détient la licence pour la fabrication des produits Lotus. Les agents commerciaux de la Satoga ont constaté la présence sur le marché de produits Lotus non estampillés Sotaga. «Comme nous avons eu vent que ces produits contrefaits étaient également commercialisés à Port-Gentil, nous avons saisi le service de la concurrence et de la consommation qui a fait son travail», explique le responsable commercial de Satoga, Georges Karout.

Aussitôt saisi, le premier responsable de la concurrence et la consommation dans l’Ogooué-Maritime a diligenté une enquête qui s’est révélée fructueuse. «Nous avons mis des contrôleurs sur le terrain qui ont procédé à une saisie de tous les produits contrefaits», indique Florent Ndong Moure. Ce dernier, a par ailleurs convoqué les opérateurs économiques auprès desquels les saisies ont été opérées pour une enquête approfondie. «Il s’agit de remonter la filière car c’est aussi l’intérêt des enquêtes que nous menons. Saisir les produits contrefaits ne suffit pas, nous devons connaitre les principaux importateurs ou fournisseurs de ces produits au niveau de la province de l’Ogooué-Maritime pour enrayer la commande de ce produit à Port-Gentil», a-t-il ajouté.

La contrefaçon des produits Lotus cause énormément du tort à Satoga qui en détient la licence de fabrication au Gabon. Implantée au Gabon depuis trente ans, la société évoque des pertes énormes. Elle s’est ainsi engagée à dénoncer cette «concurrence déloyale et surtout la mise sur le marché des produits contrefaits destinés à casser la marque Lotus», a laissé entendre Georges Karout. Mais pour le chef du service provincial de la concurrence et de la consommation, «la contrefaçon nuit aussi bien à l’opérateur économique qui est conforme à la réglementation qu’au consommateur». Ce dernier met sa vie en péril en utilisant des produits dont on ignore l’origine et à la qualité douteuse, estime Florent Ndong Moure.  Ainsi, a-t-il procédé, à la décharge de Ntchengue, le 15 novembre dernier, à la destruction du stock des produits Lotus contrefaits saisis auprès des commerçants installés dans la ville.