En prélude aux actions pacifiques pour inciter le départ d’Ali Bongo, les membres de la Coalition pour la nouvelle république se sont déployés vers les commissariats de la capitale afin de livrer dans la clarté le sens légal de leur démarche.

La Coalition pour la nouvelle République a adressé un appel aux personnels de commandement. © Gabonreview

 

Des partisans de la Coalition de l’opposition en marche, après le dépôt d’une motion au commissariat de Nzeng-Ayong. © Gabonreview

Les membres de l’opposition rassemblés autour de la Coalition pour la nouvelle république, conduite par Jean Ping, ont annoncé aux autorités de commandement et de forces de défense et de sécurité, leur intention d’entreprendre des actions à caractère pacifique destinées «à rétablir le choix souverain du peuple, celui d’avoir porté Jean Ping au pouvoir le 27 août 2016».

Ils ont déposé le 22 août, dans plusieurs commissariats de Libreville, une motion invitant les personnels de commandement au respect de leurs obligations constitutionnelles, celles de défendre et de protéger les Gabonais, mais aussi de les accompagner, y compris lorsque ceux-ci posent des actes de désobéissance civile.

Au commissariat de Nzeng-Ayong, le commissaire qui a accusé réception du document et promis de remonter le courrier vers sa hiérarchie, n’a pas manqué de prodiguer quelques conseils à ses visiteurs. «Ils ne nous en veulent pas du tout, car l’acte que nous venons de poser est légal et d’ailleurs légitime», a confié un des porteurs du message de l’opposition, qui a requis anonymat.

Alors que des actions multiformes sont envisagées, du 22 au 25 août, une mobilisation générale s’organise pour une marche prévue le mercredi 23 août, à 13 heures, vers les gouvernorats avec dépôt des motions. Une communication des partis politiques est attendue à 16 heures.

Auteur : Alain Mouanda