Lors d’une réunion avec les médecins de la CNSS nouvellement mis à la disposition de l’Etat, le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale s’est montré fort désagréable. Le Dr. Lasségué a-t-il perdu le sens du respect de l’autre ?

Le siège de la CNSS à Libreville. © Gabonreview

 

Comme il agit dans le sentier léger de la vie privée – on se rappelle du traitement qu’il avait réservé à Stéphane Fotso sur l’affaire de la parcelle de Bel-Air dans le 1er arrondissement de Libreville, sûr de lui, rétorquant au jeune compatriote : «quel que soit l’endroit où tu emmèneras cette affaire,  tu n’obtiendras pas gain de cause» –  Désiré Lasségué vient de tenir un langage similaire à des médecins qui, lors d’une séance de travail, lui demandaient une indemnisation pour services rendus à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS).

Le Dr. Vladimir Souami, porte-parole de ce collectif de médecins mis à la disposition de la Fonction publique pour aller servir dans les structures étatiques, estimait qu‘«au moment de sortir de la CNSS», ses collègues et lui souhaiteraient  «obtenir des indemnités de départ, comme cela se passe partout», mais la réaction de leur «patron» a été «violente, surprenante, humiliante, désagréable».

 «Vous me demandez de vous indemniser, alors que je vous ai gardés dans les structures de la Caisse pendant près de deux ans. Ecoutez, allez-vous plaindre où vous voulez, je ne vous paierai rien, vous n’aurez rien», a lâché le directeur général de la CNSS.

A Vladimir Souami qui lui disait  «Monsieur le directeur général, vous êtes médecin comme nous, comprenez-nous, nous sommes reversés à la Fonction Publique, et nos émoluments y seront nettement inférieurs», Désiré Lasségué aurait répondu avec arrogance : «je ne suis plus médecin, je suis docteur en médecine, et je vous le redis : je ne vous paierai rien». Sur ce, il a interrompu la séance de travail et a quitté la salle.

Les médecins ont promis de saisir toutes les instances devant leur permettre d’entrer dans leurs droits. Vont-ils saisir la justice ? Vont-ils en informer la tutelle ? «Personne ne nous a jamais autant manqué de respect. Nous ne comptons pas nous laisser faire», a simplement affirmé Vladimir Souami à la sortie de cette séance de travail. Désiré Lasségué a-t-il décidé définitivement de mettre en péril la vie de la CNSS ?

Après la fermeture des structures de santé de la CNSS, à l’exception de la polyclinique de Libreville, les médecins de la CNSS ont dû être reversés à la Fonction publique. La procédure liée à la réaffectation de ces toubibs a mis du temps à se formaliser. Elle est, à présent, arrivée à son terme.