Reçu le 24 octobre à Libreville par le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics, le Chef de division adjoint du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) s’est dit satisfait de la qualité de gestion des dépenses publiques du gouvernement gabonais.

Jean-Fidèle Otandault et Alex Segura-Ubiergo, le 24 octobre 2017 à Libreville, au terme de leurs échanges. © Gabonreview

 

Une délégation du FMI a eu, mardi 24 octobre, une séance de travail avec Jean-Fidèle Otandault. Celle-ci, initiée dans le cadre des rencontres périodiques entre le Gabon et l’institution monétaire, avait pour objectif d’évoquer les questions liées à la situation économique du pays, tout en évaluant la qualité de gestion des dépenses publiques du gouvernement. Sur le dernier point, le Chef de division adjoint du département Afrique du FMI n’a pas caché sa satisfaction.

«Je peux assurer qu’à ce jour, le FMI est satisfait de la mise en œuvre du programme économique», a rapporté Alex Segura-Ubiergo au terme de l’entretien, et avant d’ajouter : «Le FMI soutiendra les efforts consentis par l’Etat gabonais, dans le but de lui permettre de surmonter cette crise difficile due à la baisse du baril de pétrole».

Moments des travaux entre le FMI et le membre du gouvernement. © Gabonreview

Si les représentants du FMI, seulement au début de leur mission de deux semaines au Gabon expriment déjà leur satisfaction, c’est parce que le ministre gabonais du Budget et des Comptes publics, rapportent ses collaborateurs, leur a tenu «un discours de vérité». Jean-Fidèle Otandault n’aurait rien caché de la situation actuelle et leur aurait exprimé clairement les attentes du Gabon vis-à-vis de l’institution qu’ils représentent.

Le membre du gouvernement leur a notamment rappelé la nécessité pour son pays de percevoir le reste des fonds promis en juin dernier. Ce qui, a expliqué Jean-Fidèle Otandault, permettra de régler les dettes intérieures et extérieures, et de relancer l’économie. Toutefois, le ministre d’Etat n’a pas manqué d’exprimer la reconnaissance du Gabon à l’endroit du FMI, un des trois principaux partenaires au développement du pays.

La suite des échanges s’est axée, entre autres, sur la mise en œuvre du Plan de relance économique (PRE), le récent paiement des primes aux régies financières, ainsi que sur les perspectives de croissance du Gabon, dont le ministre d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics a récemment soutenu qu’elle connaîtra une hausse de 3% en 2018.

Il y a quelques mois, les partenaires financiers institutionnels du Gabon, dont le FMI, la BAD et la Banque Mondiale, lui ont accordé un appui financier de plus de 600 milliards de  francs CFA. Le crédit approuvé par le FMI, au titre de son mécanisme élargi de credit, s’inscrit dans le cadre d’un accord triennal d’un montant de 386 milliards de FCFA.

A ce jour, 31% des promesses de financement ont été décaissés, soit environ 200 milliards de FCFA. Il reste ainsi pour l’ensemble plus de 400 milliards de FCFA à percevoir.

Au terme de leur séance de travail, le Chef de division adjoint du département Afrique du FMI a promis qu’il appuiera le dossier du Gabon en vue d’un décaissement de la totalité de la somme restante d’ici à la fin de l’année 2017.

La mission du FMI à Libreville, qui a démarré le 23 octobre avec une séance de travail avec le ministre de l’Economie, est prévue durer deux semaines. L’objectif de cette mission est d’«aider les autorités à évaluer la situation économique du pays».