Plus de cinq après le lancement des activités d’Olam dans le département du Komo Kango, les autorités locales ont reconnu le bien-fondé socio-économique de l’implantation de filiale du groupe singapourien.


Les autorités administratives du département du Komo-Kango autour d’Albert Obame Menie Nkogo (micros), le 18 janvier 2018 à Kango. © Gabonreview

 

Situé à un peu moins de 95 kilomètres de Libreville, le département du Komo-Kango a retrouvé un nouveau souffle avec le lancement des activités d’Olam dans cette contrée en 2013. A Awala, à 63 km au sud-est de Libreville, la filiale locale du groupe singapourien dispose d’une usine de transformation d’huile de palme et plus de 6000 hectares de plantations de palmiers à huile. Un projet structurant pour le département, à en croire les autorités administratives du Komo-Kango.

Localisé dans le deuxième des trois cantons du département, le projet d’Olam impacte pas moins de sept villages. «Depuis son installation dans le département du Komo Kango, le projet Olam a changé beaucoup de choses. Je prendrai le cas des jeunes, dont 1000 sont employés par Olam sur les installations d’Awala. Soit des retombées directes sur plus de 4000 personnes», a déclaré le préfet de la circonscription, le 18 janvier à Kango.

«La présence d’Olam a également entrainé la multiplication d’espaces commerciaux à Kango, consécutive à l’explosion de la demande d’achat. La population de la ville a également explosé, passant de 1500 habitants il y a quelques années, à plus de 4000 aujourd’hui au niveau du centre-ville. Et à 32 000 au niveau de l’ensemble du département», a ajouté Albert Obame Menie Nkogo.

Une position partagée par le député du deuxième siège du département. «Beaucoup de choses ont changé. Aujourd’hui, le projet d’électrification de notre canton est visible grâce à un partenariat public-privé entre Olam et l’Etat gabonais. L’offre en établissements scolaires et en infirmeries, notamment, a été dopée», a déclaré Jean Eddy Mba Minko. «Olam est un véritable partenaire social», s’est-il réjoui.

Pour le président du conseil départemental, la présence d’Olam a littéralement résolu deux problèmes majeurs, selon Alain Batsielilit, le premier est celui de l’emploi des jeunes. «Jusqu’ici, en effet, Kango n’était pas très nanti en matière d’industries. Avec le chômage qu’il y avait, l’exode rural vers Libreville était très prononcé. Avec l’arrivée d’Olam, beaucoup sont revenus vers Kango et des centaines de jeunes jusqu’ici oisifs, ont pu trouver de l’emploi», a-t-il expliqué.

L’autre solution apportée par Olam dans le département est celle du pouvoir d’achat, significativement en hausse. «Certes elle n’est pas généralisée mais nous souhaitons que les choses se fassent de manière graduelle. Nous souhaitons donc que les choses s’améliorent sur ces deux aspects», a-t-il indiqué, félicitant les efforts d’Olam sur le plan social. «De 2014 à 2018, aujourd’hui, Olam a construit deux dispensaires, des logements d’enseignant, des salles de classes. Nous demandons à d’autres opérateurs de s’investir dans le même sens», a souhaité Alain Batsielilit.

Les autorités du département ont du reste souhaité des améliorations sur plusieurs plans. Notamment au niveau des conditions de travail sur les plantations d’Olam. Tout comme elles ont espéré une implication accrue de l’Etat gabonais dans le contrat la liant Olam, pour un essor encore plus flamboyant du Komo-Kango.