Sensible à la marginalisation des personnes atteintes de déficience mentale, le Studio Montparnasse ouvre ses portes aux pensionnaires du centre de rééducation Sanando pour un court-métrage de sensibilisation.

Le directeur du Studio Montparnasse, Melchy Obiang © Gabonreview

 

C’est en jouant et en pratiquant individuellement ou collectivement des activités culturelles, artistiques ou sportives que les enfants se construisent socialement et acquièrent des habiletés corporelles et intellectuelles. Or, cette socialisation fait cruellement défaut aux enfants déficients. Pour combattre cette marginalisation, liée souvent à l’ignorance, le Studio Montparnasse s’engage dans la sensibilisation sur la déficience mentale.

Les pensionnaires du centre de rééducation Sanando. © Gabonreview

Ce studio de cinéma va réaliser un court-métrage dont 80% des acteurs seront recrutés parmi les pensionnaires du centre de rééducation Sanando. Objectif : sensibiliser la population pour mieux socialiser ces enfants.

Le projet a été annoncé le 8 novembre 2017, au Centre de rééducation Sanando. «Ce sont des enfants qui ont besoin d’un accompagnement particulier, parce qu’ils sont particuliers. C’est avec fierté et joie que nous nous embarquons dans cette aventure. Ces enfants sont particulièrement sensibles, ils ont besoin d’amour. Plus ils se sentent aimés, soutenus, suivis, plus ils développent des facultés qu’on ne soupçonnait pas en eux», a déclaré le directeur du Studio Montparnasse, Melchy Obiang.

Selon le réalisateur, l’œuvre à venir, permettra à ces enfants déficients intellectuels de révéler au monde ce dont ils sont capables. Ce court métrage, destiné à une campagne de sensibilisation, permettra également de lever un voile et briser le tabou sur cette maladie, et combattre la stigmatisation dont sont victimes ces enfants.

«Ces enfants renferment des aptitudes artistiques comme tous les autres enfants. Ce projet commun va permettre aux parents, mais aussi aux décideurs et à tout le monde de comprendre qu’il s’agit d’une réalité qu’il faut accepter. Et plus tôt on l’accepte, plus tôt on accompagne ces enfants, on en fait un mode de vie comme avec tout autre enfant», a argumenté Melchy Obiang.