La compagnie de danse new-yorkaise a clos, mercredi 14 juin à l’Institut français du Gabon (IFG), ses ateliers par un spectacle de restitution auquel ont pris part près de 90 danseurs amateurs et professionnels gabonais.

Les cinq danseurs de Battery Dance (premier plan) et d’autres participants du spectacle de restitution, le 14 juin 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Des moments du spectacle. © Gabonreview

«Incroyable !», a laissé échapper Melissa Cotton, la chargée d’Affaires culturelle de l’ambassade des Etats-Unis, qui a loué «le talent de tous les danseurs». «Magnifique ! Formidable !», s’est écrié Emad Salem, le vice-président de Battery Dance, peu après le salut des artistes aux spectateurs, que Jean Rémy Ogoula Latif, président de CAE Culture, a évalués à plus de 200. Le spectacle de restitution du workshop «Dancing to connect» organisé par la compagnie de danse new-yorkaise à Libreville a tenu toutes ses promesses. «Le spectacle était beau. Je n’avais jamais vu ça auparavant. Tout y était. Les professionnels ont côtoyé ceux qui ne s’étaient jamais essayés à la danse que chez eux, loin d’une scène», a déclaré, visiblement ravie, une spectatrice venue assister à la prestation de l’enfant d’une de ses amies, un jeune sourd-muet.

En effet, au nombre 90, les participants au workshop ayant eu lieu du 8 au 13 juin à Vdance Studio, au quartier dit Pavillon à Libreville, étaient issus de divers milieux. Les ateliers, répartis en quatre groupes, étaient ouverts aux associations des personnes vivant avec un handicap, ainsi qu’aux élèves, étudiants et aux femmes entrepreneurs, en plus des danseurs professionnels. Chaque groupe a présenté une chorégraphie au spectacle du 14 juin à l’IFG. Pour l’ambassade des Etats-Unis au Gabon, Battery Dance et leurs partenaires locaux, il s’est agi d’ouvrir l’art de la danse à tous les jeunes gabonais ayant souscrit au projet. Mais davantage, le projet initié par la compagnie new-yorkaise, s’étant exporté dans 50 pays différents avant le Gabon, vise à «connecter les danseurs au monde, à mettre en relations les hommes à travers le monde et à connecter la danse à l’environnement vital des pratiquants».

Si Melissa Cotton, qui a dit être «fière des danseurs et de la qualité du spectacle offert», n’a pas officiellement annoncé l’organisation d’une nouvelle édition du «Dancing to connect» au Gabon, pour sa part, Emad Salem, n’a pas caché son intention de travailler à nouveau avec certains danseurs professionnels rencontrés lors de ce workshop. «C’est le début d’une collaboration durable entre Battery dance et un certain nombre d’organisations avec lesquelles nous avons travaillé ici. Nous avons d’ailleurs commencé à discuter avec une des compagnies de danse, dont nous aimerions qu’elle se joigne à un des festivals que nous organisons à New York», a confié le directeur des programmes de Battery Dance.