Plusieurs sujets ont été abordés par le président de la Fédération gabonaise de cyclisme (Fégacy), dans une interview parue dans L’Union du 23 septembre. La préparation des cyclistes gabonais et le bras de fer avec l’ancienne hiérarchie du ministère des Sports ont constitué les points saillants de cet entretien.

Un cycliste gabonais lors de la Tropicale 2017. © union.sonapresse.com

 

Suspendu de ses fonctions de président de la Fédération gabonaise de cyclisme (Fégacy), Nazaire Embinga semble pourtant avoir repris le flambeau de l’instance fédérale. En témoigne son interview dans L’Union du 23 septembre, dans laquelle il livre ses vérités. A l’instar des mauvaises performances des cyclistes gabonais à la Tropicale Amissa Bongo, injustement imputées à l’instance fédérale.

Nazaire Embinga, visiblement président de la Fegacy. © Jean-Claude Nounamo‎/Gabonallsport

«Même si la Fégacy n’est pas impliquée dans l’organisation de la Tropicale, nous savons que cette compétition se court dans trois mois et quelques jours. Au lieu de crier sur la Fégacy lorsque nos cyclistes déçoivent, nos compatriotes doivent savoir qu’au niveau national, il n’y a pas de compétitions sportives», a déploré Nazaire Embinga.

«Après la dernière Tropicale, nous avons perdu du temps dans des querelles de clocher», a poursuivi le président de la Fégacy. Une affirmation sonnant comme une pique à l’endroit de l’ancien ministre des Sports. Après la dernière Tropicale, en effet, Nicole Assélé avait radié à vie de la sélection les cyclistes frondeurs lors de cette édition, avant de revoir sa position. Elle a également pesé de tout son poids pour faire suspendre Nazaire Embinga de la présidence de la Fégacy.

«Ce qui nous intéresse maintenant, c’est de travailler avec le nouveau ministre des Sports pour voir dans quelle mesure le Gabon peut envoyer ses cyclistes en Espagne. Où Contador est prêt à accueillir huit coureurs et quatre dirigeants», a-t-il affirmé. Une manière de redynamiser le partenariat avec l’association espagnole, mis à mal par l’ancienne hiérarchie du ministère des Sports. Ce que n’a d’ailleurs pas manqué d’évoquer le patron de la Fégacy.

«Contador a bien débuté avec nous. Il nous a donné un grand entraineur en la personne d’Olamo Abraham. Beaucoup de gens, notamment les plus hautes autorités, ont apprécié son travail», a souligné Nazaire Embinga. «Lequel, malheureusement, a été escamoté, boycotté par l’ancienne hiérarchie du ministère des Sports, qui n’avait pas pris en compte le projet sportif proposé par la partie gabonaise (…) Sans nos querelles partisanes, on aurait déjà casé trois jeunes gabonais pour préparer la prochaine Tropicale. C’est vraiment regrettable», a regretté le président de la Fégacy.

Ce dernier entend par ailleurs redonner un nouveau souffle au cyclisme gabonais, comptant notamment sur l’implication de l’Union cycliste internationale (UCI), désormais présidée par le Français David Lappartient. «Lorsque s’installera la sérénité au sein de notre famille sportive, nous allons travailler à nouveau avec nos partenaires extérieurs dont l’UCI», a conclu Nazaire Embinga.