La réhabilitation du Bureau gabonais des droits d’auteur (Bugada), la lutte contre la piraterie et la réhabilitation de l’identité culturelle gabonaise, figurent dans l’agenda 2017  du président du Syndicat des artistes (SYA).

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Engagé dans la défense de l’identité culturelle du pays, le Syndicat des artistes (SYA) a décliné les grands axes de son agenda pour 2017. «Notre pays est en train de mourir culturellement depuis 2009. Si nous continuons de laisser faire, la nation va perdre son identité et le Gabon ne nous appartiendra plus», a alerté le président de ce syndicat, ce 16 décembre à Libreville.

Selon Norbert Epandja, à partir de janvier 2017, le combat de la structure syndicale, dont il est à la tête, sera axé sur la réhabilitation du Bureau gabonais des droits d’auteur (Bugada). Mais aussi la lutte contre la piraterie, et la réhabilitation de l’identité culturelle gabonaise. «Parce que le droit d’auteur protège certaines valeurs faisant partie de nos valeurs identitaires, à savoir : les productions littéraires et artistiques», a affirmé l’auteur-compositeur.

Norbert Epandja, président du Syndicat des artistes (SYA). © D.R.

Un agenda qui sera discuté au cours d’une assemblée des artistes, créateurs, hommes et femmes de culture, en janvier prochain à Libreville. Pour Norbert Epandja, ce combat est d’autant plus justifié que depuis 2009, «le Gabon est devenu un désert culturel ; où il n’existe plus aucune activité artistique et où tout rêve de création d’une industrie ou d’une entreprise culturelle est devenu utopique».

«Tous les artistes, créateurs, hommes et femmes de culture désireux de sauver notre pays, dans l’intérêt supérieur de nos enfants, petits-enfants et des générations futures, sont dore et déjà invités à prendre part à cette assemblée générale», a annoncé le président du SYA.

Une rencontre fondée sur des faits palpables et concrets. Selon le syndicat, c’est grâce à son combat entamé en 1998 que l’Agence nationale de la promotion artistique et culturelle (Anpac), a repris ses activités en 2001, suspendues en 1997. C’est aussi par la détermination de la structure syndicale  que les textes d’application de la loi 1/87 sur les droits d’auteur ont été édictés ; et que le Bureau gabonais des droits d’auteur (Bugada), a vu le jour avril 2012.