Les artistes Tita Nzebi, François N’Gwa, Jann Halexander, JeanRian ou encore Chyc Polhit seront à l’affiche d’un concert, le 21 janvier prochain à Paris. Un événement au cours duquel ils dénonceront les dérives du pouvoir en place au Gabon.

Affiche promotionnelle de l’événement. © foxoo.com

 

Emboitant le pas à l’opposition et à la société civile, des artistes gabonais se produiront le 21 janvier à Paris pour dénoncer le «déni de démocratie flagrant» du camp Ali Bongo. Baptisé «Une aurore se lève», ce concert enregistrera la participation de Tita Nzebi, François N’Gwa, Jann Halexander, JeanRian ou encore Chyc Polhit.

«Le silence du monde est une aubaine pour toute dictature. Dénoncer une dictature de quelque façon que ce soit c’est déjà l’affaiblir et ainsi contribuer à libérer un peuple», a expliqué l’artiste Tita Nzebi, concernant les objectifs de ce concert, sur info241.com. «Nous espérons que 5000 personnes éprises de liberté se joindront à nous afin de donner un éclat particulier à ce concert», a poursuivi la chanteuse.

La native de Mbigou, au Sud du Gabon, a rajouté une couche sur l’absence de démocratie dans son pays. «Il y a encore des peuples à qui l’on nie le droit de disposer d’eux- mêmes. Le peuple Gabonais en fait partie. Fidèle à elle-même, la Cour Constitutionnelle du Gabon a nommé, pour la quatrième fois consécutive, un président à la tête du Gabon, se substituant ainsi au peuple souverain», a déploré Tita Nzebi.

Auteur du titre «Dictature inavouée», dans lequel elle dénonçait déjà  «le coup d’état militaro-électoral d’Ali Bongo», Tita Nzebi a estimé que l’actuel président du Gabon n’a pas été élu comme on l’entend. «Cette fois ci, de nombreux Gabonais entendent lutter pour leur indépendance et pour leur dignité», a-t-elle averti, soulignant que «depuis le 27 août 2016, date de la dernière élection présidentielle, la diaspora gabonaise est fortement mobilisée à travers le monde pour crier haut et fort sa soif de liberté et de respect».

A travers ce concert, Tita Nzebi, François N’Gwa, Jann Halexander, JeanRian et Chyc Polhit entendent ainsi jouer leur partition dans le mouvement de contestation à l’étranger de la dernière élection présidentielle au Gabon, lancé en France il y a 16 semaines.