Confronté à une baisse drastique des revenus pétroliers et des recettes fiscales, le gouvernement Issoze Ngondet s’apprêterait selon la confédération syndicale «Dynamique unitaire», à prendre plusieurs mesures d’austérité pour répondre à la crise économique que traverse le pays.

Pour Marcel Libama, contre l’austérité, «c’est maintenant qu’il faut agir». © D.R.

 

La dégradation de la situation économique du Gabon, semble avoir inspiré les autorités politiques qui, selon la confédération syndicale Dynamique unitaire, voudraient soumettre les travailleurs du pays à l’austérité. Les partenaires sociaux ne souhaitent pas attendre l’officialisation de ces mesures pour protester. Pour Marcel Libama, «C’est maintenant qu’il faut agir pour éviter de faire le médecin après la mort».

Parmi ces mesures annoncées figurent en bonne place, la réduction des effectifs à la fonction publique, réduction des salaires, suppression de certaines primes (prime d’incitation à la fonction enseignante, prime d’incitation à la recherche, prime de risque…). Ce projet d’austérité dont l’objectif est de réduire le train de vie de l’Etat, est soutenu par une série de nouvelles dispositions fiscales : la contribution à la formation professionnelle (CFP), la Contribution spéciale de solidarité (CSS) et la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH) fiscales, pour les ménages et les entreprises, inscrites dans la loi de finances 2017.

Toutefois, il reste à savoir si l’État va- t-il s’interdire aussi certains privilèges (acquisition de véhicules, les missions à l’étranger…), les fonds spéciaux destinés aux activités publiques et politiques, etc. Ce choix s’il venait à être retenu ne manquera pas de susciter des frictions dans le  pays dans les tous prochains jours.