L’Agence gabonaise d’études et d’observations spatialse (Ageos) accueille, du 9 au 13 novembre courant, une équipe de l’Agence spatiale américaine, dans le cadre des préparatifs de la phase B de la mission Biomasse «AfriSARcampaign», qu’elle mènera en collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ASE).

Photo de famille NASA – AGEOS. © D.R.

Photo de famille NASA – AGEOS. © D.R.

 

Durant près d’une semaine, une délégation conduite par le chargé des programmes scientifiques à la Nasa, Myron Craig Dobson, séjournera à Libreville dans le but de s’enquérir des modalités administratives, logistiques, scientifiques et techniques nécessaires au déploiement de leurs équipements, lors de la phase B de la mission Biomasse «AfriSARcampaign» que l’Agence spatiale européenne (ASE) mène en collaboration avec l’Ageos sur le territoire national.

Séance de travail entre les membres de la délégation de la NASA et l’équipe de l’AGEOS. © D.R.

Séance de travail entre les membres de la délégation de la NASA et l’équipe de l’AGEOS. © D.R.

La mission Biomasse «AfriSARcampaign» a pour objectif de concevoir le futur satellite de l’ASE (Biomass) dont le lancement est prévu en 2021. Elle devra fournir aux scientifiques des données précises sur les densités de biomasse et le stock de carbone contenu dans les forêts tropicales. La première phase de cette campagne a été conduite par les équipes scientifiques françaises Onera et AVdef, du 22 juin au 24 juillet 2015, sur des sites définis tels que Mondah, Rabi, Mouila et Lopé, avec le concours de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). Les résultats obtenus sont en cours d’analyse. Ils devront être complétés en phase B, avec le déploiement des équipes allemandes du DLR et américaines de la Nasa en février-mars 2016.

C’est dans cette perspective que l’Ageos et la Nasa ont souhaité renforcer leur collaboration par l’établissement d’un mémorandum d’entendement axé sur une coopération scientifique et technique durable, qui prendrait différentes formes telles que l’échange de bonnes pratiques en termes de production et mise à disposition de données d’observation de la terre, de formations et ateliers collaboratifs avec la communauté scientifique gabonaise.