Pour contester ce qu’il perçoit comme «une mesure autoritaire», Arthur Daussy, le président de la Confédération gabonaise pour la sécurité des usagers de l’électricité (Consuelec), annonce un sit-in devant l’immeuble abritant le ministère de l’Eau et de l’Energie.

Arthur Daussy, le président de la Consuelec. © D.R.

 

Arthur Daussy n’est pas content. Il entend d’ailleurs le montrer dans la matinée du lundi 7 août prochain. Plus d’un mois après la suspension de sa structure, par le ministre de l’Eau et de l’Energie, le président de la Consuelec annonce un sit-in sur le parking de l’immeuble abritant les services du ministère de l’Eau et de l’Energie. Il entend «protester contre (une) mesure autoritaire et les contrevérités distillées pour la justifier». Doit-on s’attendre à un grand déballage quand il annonce pour le même jour de donner sa part de vérité à la faveur d’un point presse, alors que des indiscrétions laissaient déjà entendre que l’ordre de cette suspension «venait d’en haut» ? L’on n’est pas sûr. Pourtant, le président de la Consuelec assure avoir des choses à dire.

Il entend notamment porter à la connaissance de l’opinion que les choses ne se sont pas faites dans les normes. D’abord, la décision d’annulation de l’arrêté du 21 juillet 2016, accordant agrément technique à la Consuelec pour accomplir les missions de contrôle des installations électriques sur le territoire gabonais, prise officiellement le 22 juin 2017, ne lui a été notifiée que cinq jours plus tard.

Ensuite, le président de la Consuelec promet d’apporter les preuves de ce qu’il a émis des recours et n’a pas cessé d’interpeller ces dernières semaines les autorités sur «la violation flagrante des dispositions réglementaires et contractuelle encadrant la mission de service public léguée à la Consuelec par le ministère». Des adresses au ministre Guy Bertrand Mapangou, qui seraient restées sans réponse. Enfin, Arthur Daussy prévoit de montrer que la suspension de sa structure, en plus d’être mal comprise par des agents du ministère de l’Eau et de l’Energie, a donné lieu récemment à des «contradictions» et «une cacophonie» internes, dont la presse a fait écho, il y a quelques jour.

En effet, au début de cette semaine, le site Directinfosgabon.com et le quotidien L’Union ont annoncé la levée de la suspension au terme des travaux de «toilettage» des textes régissant les missions et le fonctionnement de la Consuelec. Selon Honoré Boussamba, et Aristide Ngari, respectivement conseiller du ministre de l’Eau et de l’Energie, chargé de la Stratégie, et le directeur général de l’Energie, ces travaux étaient en cours. Il semble donc que non. Selon le cabinet du ministre, «la reprise des activités de la Consuelec n’est pas à l’ordre du jour».