Le maire du premier arrondissement de la commune d’Akanda a échangé le 17 avril avec les populations du quartier Iyalala au sujet du titre foncier attribué au Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), sur les zones O1, O2 et O3. Objectif : dresser un état des lieux des réalisations sur le périmètre délimité.

Le maire du premier arrondissement de la commune d’Akanda, Ernest Ogandaga échangeant le 17 avril avec ses populations du quartier Iyalala. © Gabonreview

 

L’édile du premier arrondissement de la commune d’Akanda, Ernest Ogandaga, s’est entretenu le 17 avril avec les populations du quartier Iyalala sur le litige foncier les opposant au Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), détenteur d’un titre foncier couvrant un périmètre de 15 hectares dans la zone d’Iyalala.

Il s’agissait au cours de cette rencontre à laquelle assistaient un responsable de l’Agence nationale de l’urbanisme et des travaux topographiques et cartographiques (ANUTTC) et un représentant du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon, de dresser avec les occupants des lieux, la situation du périmètre affecté au projet du CSAIG.

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«Il était important pour nous, d’échanger avec nos populations, parce qu’il faut déjà qu’ils sachent qu’ils sont à l’intérieur d’une zone frappée d’utilité publique par décret 00034 depuis 2004. Et qu’ensemble, nous puissions réfléchir et trouver des solutions idoines qui arrangent tout le monde», a expliqué Ernest Ogandaga.

Bien que saluer par certains, l’initiative lancée par le maire de la commune, n’a pas manqué d’être critiquée par d’autres occupants du site d’Iyalala. En effet, pour le moins ravi, cette rencontre aurait dû se tenir plutôt, bien avant le passage des engins de délimitations le week-end écroulé. Pour Claude François Nkoulaveng, un des occupants d’Iyalala qui reproche la démarche, il faut aller étape par étape.

«À l’allure où vont les choses, ça ressemble à une spoliation. Il faut mettre les choses dans l’ordre. Si le Conseil des affaires islamiques du Gabon a un titre foncier de la parcelle en question et que les populations qui sont installées doivent déguerpir, qu’est-ce qu’on prévoit pour nous population?», a-t-il fustigé, souhaitant que les procédures soient respectées. «Si les étapes sont galvaudées, si tout est en désordre, les populations se trouvent en danger. Il faut qu’on arrête avec cette façon de fonctionner».

Selon les explications du chef de département des opérations, de l’urbanisme et des aménagements fonciers, Charles Nguema, le site attribué au CSAIG est issu d’une partie de la forêt classée de la Mondah frappé d’utilité publique par décret 00034 depuis 2004. «Cette partie fait l’objet d’un déclassement et est constituée en réserve foncière pour l’administration», a-t-il précisé.