Proposés au tas plutôt qu’au poids, la vente de plusieurs produits alimentaires sur les étals des marchés gabonais pose un problème de respect des normes en termes de concurrence voire de santé. La direction générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC) entend réfléchir sur la question.

La DGCC envisage de normaliser le prix des «tas» sur les marchés du Gabon. © Tripadvisor

 

Au tas ou au poids ? Comment doivent être vendus les tomates, bananes et les nombreux produits locaux proposés sur les étals de nos marchés ? Banale au premier regard, la question a pourtant été abordée pendant le séminaire de renforcement des capacités organisé à Libreville du 22 au 23 mai à l’initiative de la Cemac et de la Cnuced. Lors de ces assises portant sur la promotion de la concurrence et la protection des consommateurs, organisateurs et participants ont reconnu des difficultés en matière d’application des normes par les commerçants dans les marchés des différents pays de la sous-région. Ce qui, pour Emmanuel Eyeghe Nze, pose un réel problème.

«La plupart des produits (dans les magasins) sont vendus en quantité. Soit en kilogramme, soit en litre. Mais pour les produits locaux, on a du mal à pouvoir le contrôler. Les commerçants utilisent beaucoup plus les tas et les prix varient d’un tas à un autre. Or, aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de déterminer exactement le poids d’un tas pour pouvoir déterminer son prix», regrette le patron de la DGCC.

A la DGCC, l’on promet de réfléchir sur la question. En attendant, Emmanuel Eyeghe Nze propose déjà une piste : la mise en place de comités provinciaux des prix dans tout le pays. «Il serait bien que chaque province élabore des prix au niveau local», estime le directeur général de la DGCC, proposant que les barèmes des prix des 9 provinces soient examinés pour n’en adopter qu’un, applicable sur toute l’étendue du territoire national. Il s’agira notamment de réaliser une sorte de mercuriale des produits locaux, en soutien à celle entrée en vigueur en août 2017, qui concerne les grandes surfaces et les détaillants.