Le personnel de la Haute autorité de la Communication (Hac) est entré en grève le 26 novembre 2018, à la suite d’une Assemblée générale du syndicat organisée 21 novembre. Les agents réclament une  dette de 16 mois d’impayés de primes dont le montant envoisine plus 383 millions de francs CFA

Les agents de la HAC réclament 16 mois d’arriérés de prime (10 mois de CNC et 6 mois de
HAC) et de meilleurs conditions de travail. © D.R.

 

Six mois à peine après son entrée en service, le  nouveau bureau du régulateur des médias et de la communication encaisse son premier choc. Les agents sont entrés en grève ce lundi 26 novembre 2018, après avoir déposé un préavis de grève quatre jours plus tôt.

«Nous disons que cela prenne fin. Si ces responsables sont en train de tâtonner, ça veut dire que la Hac a un problème. Nous disons trop c’est trop. Nous reprenons dans l’immédiat notre mouvement de grève parce que depuis longtemps, les négociations n’ont pas abouti. Et nous demandons à monsieur Raphaël Ntoutoume Nkoghé  de payer cette dette. Parce que lorsqu’il est arrivé, il a dit que le président de la République l’a envoyé, lui a donné l’argent, tout est calculé», a déclaré le président du Syndicat du personnel de la Hac, Armand Mabika.

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Devant l’immeuble de la Hac, le personnel a accroché une banderole de fortune sur laquelle l’on peut lire «reprise du mouvement de grève suspendu depuis cinq (5) mois». Avant ce débrayage, le personnel avait tenu une Assemblée générale pour évaluer les avancées avec le nouveau bureau. Mais le bilan est maigre,  rien n’a presque été fait. Les agents évoquent «la non prise en compte de leur cahier de charges déposé auprès du responsable de la nouvelle direction, à savoir au président Raphaël Nkoghé et à l’ensemble des Conseillers-membres».

Les agents réclament d’aplanir tous les points qui minaient le fonctionnement de l’ex CNC et qui minent aujourd’hui la Hac dans le cadre de son fonctionnement. Il s’agit notamment des points concernant «le transport, les outils de bureau et la dette de l’institution».

Selon le président du syndicat, le nouveau bureau «a trouvé l’institution engloutie dans les soucis financiers. La dette s’élevait à 16 mois d’impayés de primes et cette dette, son montant tourne autour de plus 383 millions de francs CFA. Monsieur Nkoghé nous a rassuré qu’il devait payer cette dette. Et pour la payer, il fallait qu’on essaie de mettre de l’eau dans notre vin parce que devant, il y avait les élections couplées, législatives et locales. Nous l’avons fait parce que c’était la première élection historique de la Hac», a expliqué Armand Mabika.

Malheureusement le syndicat et la hiérarchie ne se sont plus retrouvés «deux à trois semaines après», comme promis par le président de  la Hac. Pis, les agents dénoncent la tentative de la nouvelle équipe de délocaliser le Secrétariat général et l’ensemble des directions vers une destination inconnue, sans qu’ils ne soient informés sur les raisons de cette délocalisation. Un détail du mépris de la nouvelle gouvernance, chaque agent ne peut inscrire qu’un seul enfant pour les festivités de noël.