Soucieuses de réguler les contrôles effectués au Gabon, les autorités envisagent la création d’une brigade commune des inspections et contrôles sur les activités commerciales.

La réunion d’harmonisation des contrôles, le 1er décembre 2017. © D.R.

 

Comment assainir le climat des affaires tout en garantissant un contrôle efficace de l’administration publique sur les activités commerciales ? Après plusieurs rencontres sur la question de l’harmonisation de ces contrôles, les choses se précisent au ministère de la Promotion des investissements privés.

Madeleine Berre et les responsables des administrations chargées des inspections et contrôles des activités commerciales ont décidé le 1er décembre, de mettre en place une «brigade commune de contrôle» des activités de commerce et de sécurité alimentaire.

Elle regroupera en son sein les agents assermentés et experts de toutes les administrations en charge de ce segment d’activités. Il s’agit notamment de la direction générale du commerce (DGC), la direction générale des affaires économiques de la mairie, la direction générale de l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement, l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor), la direction générale de l’industrie et de la compétitivité et l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa).

Selon le ministre de la Promotion des investissements privés, cette brigade permettra de centraliser les opérations de contrôle et supprimer les doublons et d’harmoniser les procédures. La brigade mettra également en commun les moyens techniques et les ressources humaines, notamment des laboratoires de l’Etat dédiés aux missions de contrôle sanitaire et de mise à la consommation.

Aussi, la brigade permettra-t-elle d’uniformiser les contrôles, de mettre en place un code de déontologie et de valeurs, de mettre en place une identité de contrôle, ainsi que la mise en commun des moyens financiers et techniques.

Cette initiative vise surtout à favoriser la limitation des abus, fraudes et détournements et permettre une meilleure captation des recettes de l’Etat et une optimisation des dépenses.

«Les revenus générés par la Brigade seront distribués au prorata des administrations de tutelle pour le développement des politiques nationales dans leurs domaines d’activité et le reste servira au fonctionnement de la brigade», a précisé Madeleine Berre.