Le dragage du Port d’Owendo, dans le cadre de l’entretien annuel de routine, entraine une indisponibilité des navires sur le quai. Près de 350 conteneurs de facettes de bois d’Okoumé destinés au marché indien sont immobilisés à Libreville.

Près de 350 conteneurs bloqués au port de Libreville. © Gabonreview

 

Depuis près de deux mois déjà, les usines indiennes de contreplaqué sont privées de facettes de bois. Cette situation est due aux travaux de dragage du port d’Owendo. Cette opération ne permet pas au port d’Owendo d’accueillir des navires pour l’évacuation des marchandises. Une situation qui occasionne des frais supplémentaires, pour le stationnement et pour le stockage. Un surcoût qui donne déjà des sueurs froides aux importateurs, notamment les indiens dont les entreprises attendent toujours les cargaisons de bois en provenance du port d’Owendo.

«Les industries indiennes du contreplaqué et les acheteurs commerciaux attendent du matériel contre leur commande enregistrée il y a 2 ou 3 mois. Selon certaines informations, environ 350 conteneurs sont bloqués au port de Libreville faute de navires. Le mois dernier, peu de navires réguliers étaient soudainement annulés(…). La non disponibilité des cargos et des conteneurs serait l’une des principales raisons évoquées par les producteurs de matériaux basés à Nkok», a relevé le site d’information The Ply Reporter.

Selon les autorités de la Zone économique à régime privilégié de Nkok (Zerp), qui ne nient pas le désagrément causé aux opérateurs économiques, cette situation liée à la logistique et au transport, serait due au dragage du port, dans le cadre de l’entretien annuel de routine, qui entraine l’indisponibilité des navires.

Malgré sa grande capacité à approvisionner le marché international en bois et à des prix abordables, le Gabon fait face à plusieurs autres défis structurels, limitant le développement des entreprises désireuses de participer à la diversification de l’économie nationale. Il s’agit entre autres du manque de personnel technique, l’absence de financement bancaire, l’absence d’infrastructures de transport.