La Caisse nationale de sécurité sociale a décidé de faire retirer l’échafaudage du chantier de l’immeuble près de son siège social à Libreville. Les occupants des habitations jouxtant l’immeuble ont alerté la direction générale sur la chute des composantes de l’échafaudage.

Vu de l’immeuble en chantier avec son échafaudage. © Gabonreview

 

La direction générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a été alertée des dangers du chantier de son immeuble, à proximité de l’actuel siège social à Libreville. Les populations jouxtant ce chantier ont constaté la chute de composantes de l’échaudage monté pour les besoins du chantier.

«Nous sommes venus constater l’effectivité des travaux de retrait des échafaudages sur le chantier des bureaux de la CNSS. Nous avons été saisis il y a trois semaines par la famille dont les habitations jouxtent le chantier. A cet effet, une entreprise a été mise à contribution pour retirer cet échafaudage qui pose véritablement problème», a affirmé le secrétaire général de la CNSS, le 23 octobre à Libreville.

Annie-Colette Messani (centre) échangeant avec Romaric Ghislain Youmou Mbodot. Plan de situation du chantier et des ouvriers retirant l’échafaudage. © Gabonreview

Selon Romaric Ghislain Youmou Mbodot, il y a eu plus de peur que de mal. «Les entrepreneurs ont fait le constat et nous ont rassuré que d’ici une semaine, l’échafaudage entier sera retiré», a-t-il souligné. Un échafaudage est une construction temporaire constituée de ponts, de passerelles ou de plates-formes soutenus par une charpente en bois, en acier ou en aluminium. Il est destiné à permettre l’accès des artisans du matériel en tous points d’un bâtiment à édifier ou à réparer.

«L’échafaudage participe au déroulement des travaux. Et vu que le chantier est à l’arrêt depuis deux ans, plusieurs de ses composantes se sont usées avec le temps, les pluies aidant. Il faut retirer cet échafaudage car les populations craignent le pire avec le vent et les pluies», a insisté le secrétaire général de la CNSS.

La propriétaire du terrain, dont les habitations sont exposées aux chutes des composantes de l’échafaudage, a attiré l’attention de la CNSS sur la qualité des travaux de l’immeuble. Selon elle, le bâtiment n’aurait pas respecté les normes. «J’ai un souci, les fondements de ce bâtiment ont-ils réellement été vérifiés ?», a interrogé Annie-Colette Messani. « Il y a un canal d’évacuation des eaux juste à côté, et le terrain marécageux», a-t-elle fait remarquer.

Une crainte fondée sur les affirmations des responsables de la CNSS selon lesquelles, l’immeuble dont le chantier a été initié par l’ancienne équipe dirigeante devait abriter quatre étages. Or, il en possède huit. «L’actuel directeur général a commis un huissier pour faire un constat et savoir à quel niveau d’exécution se situe le chantier. Il y a donc un bureau d’étude qui vérifie la solidité du bâtiment. Par ailleurs, l’entreprise ayant réalisé la construction du bâtiment (Sogaco, ndlr) est introuvable à ce jour.», a révélé Romaric Ghislain Youmou Mbodot.