A l’issue d’une récente réunion du Comité de direction de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’externalisation du nettoyage et d’entretien des locaux de cette structure a été entérinée.

La décision d’externaliser les travaux de nettoyage et d’entretien des locaux de la CNSS a été récemment actée. © Gabonactu. com

 

Le Comité de direction de la CNSS s’est réuni dernièrement à la Direction régionale d’Akanda, Libreville et Owendo (Dralo). Il s’est agi, au cours de cette séance de travail, de statuer sur le cas des techniciennes de surface opérant dans cette structure. Le Comité de direction a validé la décision d’externaliser les travaux de nettoyage et d’entretien des locaux de la CNSS sur l’ensemble des sites, aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays.

Cette décision découle, selon les sources concordantes, d’une situation «incongrue» de double emploi constatée au sein de cette société et prise en charge par les finances de la CNSS. En effet, 51 agents étaient affectés à l’entretien et au nettoyage, alors que ces tâches avaient déjà été concédées à deux prestataires, en l’occurrence Brossette depuis 2007 et Gabon Propre Service (GPS) en 2014

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, révèle-t-on à la CNSS, une quinzaine de ces techniciennes de surface avaient été débauchées des effectifs de ces prestataires pour en faire des salariés, alors même que l’objet de leur embauche était dévolu à leurs anciens employeurs. Autre curiosité, certaines de ces techniciennes ont été embauchées sous le régime de contrat à durée déterminée (CDD), «dans une espèce de cafouillage, le 28 août 2017, par l’ancienne Direction générale, alors qu’il avait été mis fin à sa gestion par un Conseil des ministres tenu trois jours plus tôt».

C’est pour mettre fin à ces incongruités que la Direction générale, avec l’aval du Conseil d’administration, a décidé de réinjecter l’ensemble de ces agents dans les effectifs de Gabon Propre Service et de Brossette. Leurs contrats de prestation venaient, du reste, d’être prorogés. Ces deux prestataires ont, selon des sources concordantes, «accepté de bon cœur, d’absorber cette main d’œuvre et de la redéployer sur leurs différents sites d’intervention».

La CNSS, quant à elle, devrait faire diligence sur la liquidation de leurs droits, conformément à la réglementation en vigueur. Ce à quoi s’attèlerait déjà la Direction des ressources humaines.

Le directeur général de la CNSS, Nicole Assélé, a insisté sur le respect des procédures légales et autres mesures d’accompagnement devant conduire à la cessation de collaboration de ces agents.

Au-delà de ces questions de forme et de procédures à respecter, toutes les parties prenantes à cette séance de travail, notamment les représentants des syndicats (Sypross, Syna CNSS et Syp-CNSS) ont reconnu le bon droit de la Direction générale dans l’acte de gestion en cours. Toutes ces procédures ont été approuvées par le Conseil d’administration de la CNSS, du 27 juillet dernier à Libreville.