Si le Syndicat national des agents de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Syna-CNAMGS) avait menacé d’entrer en grève la semaine dernière, le directeur général Renaud Allogho Akoue l’a convaincu d’entrer plutôt en discussion afin d’examiner ses différentes revendications.

Renaud Allogho Akoue (à gauche), discutant avec un représentant du Syna-CNAMGS, le 24 octobre 2018. © Com. Cnamgs

 

A la CNAMGS, la grève du Syna-CNAMGS prévue du 22 au 26 octobre n’est plus d’actualité après la menace brandie par l’organisation syndicale la semaine dernière. A la confrontation qui n’aurait pas manqué de salir l’image souvent écornée de sa structure, le directeur général a choisi la discussion avec les agents en colère. Depuis le 18 octobre, en effet, Renaud Allogho Akoue est en pourparlers avec les responsables du syndicat.

Lors de leur première rencontre, une semaine plus tôt, les deux parties avaient tenu «une réunion de clarification» sur les points inscrits dans le préavis de grève déposé le 16 octobre par le syndicat. La rencontre du 24 octobre, indique la CNAMGS, visait quant à elle «à mettre en place un cadre de négociation paritaire» composé des représentants de la direction générale d’une part; et d’autre, par ceux du Syna-CNAMGS. «Il s’agira pour cette instance de négocier les points de la Convention collective soumis à la révision, ainsi que les propositions de reclassements», précise laCNAMGS.

Si la direction générale évoque déjà «une mauvaise interprétation des textes et de certaines réformes engagées» de la part de certains agents auxquels Renaud Allogho Akoue a demandé de tenir compte de la difficile situation financière du pays, les syndicalistes, eux, se félicitent de la volonté du DG d’apaiser le climat social au sein de la structure dont il a la charge.

Le préavis de grève du Syna-CNAMGS portait, entre autres, sur la situation des cotisations CNSS des salariés, les indemnités journalières des femmes en couches, les allocations familiales, la politique de recrutement et de responsabilisation des nouveaux agents, la dégradation des conditions de travail dans les délégations provinciales et dans les sites de l’Estuaire, l’absence d’eau à l’immeuble du Komo, les remboursements des frais médicaux et les réformes des véhicules au bénéfice des agents d’exécution.