Le Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon tient pour responsable le ministère du Budget et des Comptes publics au sujet des retards accusés dans le versement des fonds liés à la prise en charge des GEF et fonctionnaires assurés à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs).

Le ministère du Budget et des Comptes publics (siège), accusé de ralentir le paiement des prestations des assurés Cnamgs dans les hôpitaux publics. © Gabonreview

 

Si elle est pressée ces derniers mois de payer sa dette vis-à-vis des pharmacies partenaires, concernant les retards souvent enregistrés dans le paiement de la prise en charge des Gabonais économiquement faibles (GEF) et des fonctionnaires assurés dans les hôpitaux, la Cnamgs n’y serait pour rien. C’est en tout cas ce qu’a récemment assuré le Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon, à la faveur d’une assemblée générale tenue jeudi 25 janvier au Centre hospitalier universitaire d’Angondjé (CHUA). Ces retards sont à mettre à la charge du ministère du Budget et des Comptes publics.

A en croire le Dr Adrien Mougougou, dont les propos ont été rapportés par le quotidien L’Union le week-end dernier, le département dirigé par Jean-Fidèle Otandault «ne verse pas comme il se doit les montants alloués» pour la cause. Cette situation «cause problème pour la prise en charge des malades», d’autant plus que «les budgets affectés aux hôpitaux sont faibles». Avec cette restriction des budgets, les médecins fonctionnaires craignent que les structures hospitalières publiques ne parviennent à «fonctionner normalement».

Pour les syndicalistes, tout part d’une volonté gouvernementale. Sinon, comment comprendre que pour les assurés du secteur privé, «il n’y a pas de problème pour que la Cnamgs verse l’argent aux hôpitaux» ?

Au centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), s’il n’avait pas cherché plus loin les raisons du dysfonctionnement du partenaire Cnamgs, le conseil d’administration avait récemment placé la structure dirigée par Renaud Akoue Owono Allogho dans la liste des responsables de la baisse de la qualité des soins aux patients. Là aussi, les retards de paiement des prestations aux assurés avaient été évoqués.