En prélude à la 21è Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (Cop 21) prévue un décembre prochain à Paris, l’Institut de la francophonie et du développement durable (IFDD) organise un atelier préparatoire sous-régional à Libreville.

© delegfrance-unesco.org

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L’atelier préparatoire à la conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques prévue à Paris (Cop 21) à la fin de l’année en cours a constitué la trame des échanges entre le nouveau directeur de l’Institut de la francophonie et du développement durable (IFDD) et le ministre des Affaires étrangères, le 21 avril dernier à Libreville. «Les 195 pays qui composent la communauté internationale se sont entendus pour se retrouver à Paris en décembre 2015 pour négocier et s’entendre sur un protocole d’accord où ayant une valeur contraignante, de façon à ce que chaque pays prenne des engagements sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui provoquent l’augmentation de la température moyenne de la planète», a déclaré Jean-Pierre Ndoutoum à l’issue de cet entretien.

La Cop 21 apparaît donc comme cruciale. Elle doit aboutir à un accord international sur le climat qui permettra de contenir le réchauffement global en deçà de 2°C. «Si nous arrivons à un accord à Paris, il y aura nécessairement des conséquences positives sur le plan politique et économique sur l’ensemble des pays, en ce sens que ces enjeux climatiques impacteraient toutes les mesures prises sur le plan économique et politique», a espéré Jean-Pierre Ndoutoum, quelque peu optimiste : «On attend de Paris un accord contraignant pour les pays du Sud et du Nord, contrairement à la conférence de Copenhague», a-t-il conclu.

La rencontre de Paris devrait, en effet, aboutir à un ensemble de décisions. Tout d’abord, un accord ambitieux et contraignant face au défi du dérèglement climatique qui s’appliquerait à tous les pays. Ensuite, la validation des contributions nationales, qui représentent l’effort que chaque pays estime pouvoir réaliser. Enfin, les initiatives développées au niveau-infra-étatique, par les collectivités locales, les organisations de la société civile et les entreprises pour amplifier la mobilisation et accompagner les contributions des Etats.